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Château de la Combe en Saône-et-Loire

Saône-et-Loire

Château de la Combe

    322 Chemin de la Combe
    71960 Prissé
PHILDIC

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1712
Héritage de Jacques-Marie Barjot
XVIIe siècle
Création du fief
vers 1750
Construction du château
1811
Vente à Chappuis de Maubou
1822
Acquisition par le baron des Tournelles
1845
Transformations de la façade est
1901
Achat par M. de Boisset-Clavière
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

François Barjot - Avocat au Parlement de Paris Premier détenteur du fief.
Jacques-Marie Barjot - Maire de Mâcon et héritier Commanditaire du château vers 1750.
Brice Barjot - Successeur familial Réside surtout à Paris.
Pierre-Marie Chappuis de Maubou - Gendre de Brice-Alexis Barjot Acquiert le château en 1811.
Baron des Tournelles - Propriétaire et mécène Transforme la façade en 1845.

Origine et histoire

Le château de la Combe est implanté sur la commune de Prissé, en Saône-et-Loire, sur un terrain en pente offrant une vue dominante sur la rivière Grosne. Son architecture se compose d’un corps central rectangulaire flanqué de deux ailes légèrement avancées à l’ouest, avec une entrée marquée par un fronton triangulaire et un oculus ovale. Deux pavillons carrés, coiffés de toitures à l’impériale et surmontés de lanternons, encadrent l’ensemble, dont celui du sud abrite une chapelle. La propriété, toujours privée, n’est pas ouverte au public.

L’histoire du domaine remonte au XVIIe siècle, lorsque le fief est établi, probablement pour François Barjot, avocat au Parlement de Paris. En 1712, son fils Jacques-Marie Barjot en hérite, puis fait construire l’actuel château vers 1750, alors qu’il occupe la fonction de maire de Mâcon. La famille Barjot conserve le château jusqu’en 1811, malgré les bouleversements révolutionnaires, avant de le céder par mariage à Pierre-Marie Chappuis de Maubou. Ce dernier le revend en 1822 au baron des Tournelles, qui entreprend des transformations sur la façade est en 1845. Le domaine change à nouveau de mains en 1901, acquis par M. de Boisset-Clavière.

Le château illustre l’évolution architecturale et sociale des résidences aristocratiques en Bourgogne-Franche-Comté, passant des mains de robins (comme les Barjot, famille de parlementaires) à celles de la noblesse d’Empire puis à la bourgeoisie terrienne. Son état de conservation et ses aménagements reflètent les goûts des XVIIIe et XIXe siècles, mêlant classicisme et adaptations post-révolutionnaires. La chapelle intégrée au pavillon sud témoigne par ailleurs de la persistance des pratiques religieuses dans les domaines privés, même après les secularisations liées à la Révolution.

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