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Château de La Bourélie dans le Tarn

Tarn

Château de La Bourélie

    2043 Route de Lagrave
    81600 Brens
Christelle Mignot

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1632
Achat de la métairie
1647
Construction du premier château
1763-1764
Érection de la chapelle
1790-1808
Reconstruction post-révolutionnaire
1886
Vente du domaine
2012
Incendie dans le domaine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

David de Combettes - Avocat et premier consul de Gaillac Acheteur de la métairie en 1632.
Guillaume de Combettes - Propriétaire et constructeur Commanditaire du premier château en 1647.
Antoine de Combettes - Seigneur et demandeur de chapelle Fait ériger la chapelle Saint-Charles en 1764.
François Louis de Combettes-Labourélie - Propriétaire guillotiné en 1794 Initiateur de la reconstruction du château.
Raymonde Jeanne de Joulia - Veuve et finisseuse des travaux Achève la reconstruction en 1808.
Alexandre Bos - Acheteur du domaine en 1886 Fonde une société agricole avec son fils.

Origine et histoire

Le château de La Bourélie, situé à Brens dans le Tarn, est édifié au XVIIe siècle pour la famille de Combettes, riche lignée albigeoise. Son origine remonte à 1632, lorsque David de Combettes, avocat et premier consul de Gaillac, acquiert la métairie de Laboureilhe pour 12 000 livres. Son fils, Guillaume de Combettes, remplace l’édifice agricole par un petit château en 1647, inspiré des jardins parisiens, avec fontaines et jets d’eau au nord. Les descendants obtiennent des titres prestigieux au XVIIIe siècle, comme trésorier du roi ou conseiller au Parlement de Toulouse.

En 1763, Antoine de Combettes fait ériger une chapelle seigneuriale, bénie en 1764 sous le vocable de Saint-Charles. La famille adopte alors le nom de Combettes-Labourélie. Vers 1790, François Louis de Combettes-Labourélie entame une reconstruction, mais il est guillotiné en 1794 pendant la Révolution. Sa veuve, Raymonde Jeanne de Joulia, achève les travaux en 1808. Leur fils, Pierre-Casimir, puis son petit-fils François-Raymond-Louis, remanient le domaine entre 1840 et 1882, ajoutant moulin, forge et autres dépendances.

Vendu en 1886 à Alexandre Bos, le château devient le cœur d’une exploitation agricole de 200 hectares, incluant métairies, orangerie, chai et pigeonnier. Aujourd’hui, le château est en péril, sa toiture et ses planchers effondrés, malgré la préservation partielle du domaine. Un incendie en 2012 a endommagé un hangar sans atteindre le bâtiment principal. Son architecture, en brique et galets, reflète les transformations des XVIIe au XIXe siècles, avec des façades ornées de pilastres et un fronton triangulaire à l’arrière.

Le premier château, construit en 1647, présentait un portail à tour crénelée, une tour à l’est et une tourelle avec escalier à vis. Le château actuel, rectangulaire et à trois étages, arbore des arcades au rez-de-chaussée et des baies rectangulaires aux étages supérieurs. La façade nord, ouvrant sur les jardins, est la plus décorée, avec des pilastres ioniques en grès et un fronton autrefois orné des armoiries familiales. Les dépendances, organisées autour d’une cour, incluent des logements d’employés, des granges et une chapelle à clocher-mur.

Le domaine illustre l’évolution d’une seigneurie rurale en exploitation agricole moderne, tout en conservant des traces de son passé aristocratique. Les Combettes-Labourélie, malgré les bouleversements révolutionnaires, ont préservé leur patrimoine jusqu’à sa vente en 1886. Aujourd’hui, le site témoigne à la fois de la grandeur passée et des défis contemporains de préservation du patrimoine rural en Occitanie.

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