Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Saint-Laurent-le-Minier dans le Gard

Gard

Château de Saint-Laurent-le-Minier

    2 Allée du Château
    30440 Saint-Laurent-le-Minier

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1649
Vente de la seigneurie
1664
Reconstruction du château
1750-1800
Transformations des jardins
1977
Division en copropriétés
6 janvier 1988
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Christophe de Montfaucon - Dernier baron d’Hierle Vend la seigneurie en 1649.
Jean de Bonnail - Acquéreur de la seigneurie Achat pour 8 000 livres.
Pierre de Sarret - Reconstructeur du château Agrandit le domaine en 1664.
André Le Nôtre - Paysagiste des jardins Conçoit les plans initiaux.
Marie de Bonnail - Héritière de la seigneurie Épouse de Pierre de Sarret.

Origine et histoire

Le château de Saint-Laurent-le-Minier, aussi appelé château Junié, est situé dans la commune éponyme du Gard, en région Occitanie. Initialement intégré à la baronnie d’Hierle jusqu’en 1649, il fut vendu par Christophe de Montfaucon, baron ruiné, à Jean de Bonnail pour régler une dette liée à la dot de sa fille Diane. À la mort de Jean de Bonnail, sa fille Marie, mariée à Pierre de Sarret, héritera du domaine.

En 1664, Pierre de Sarret, conseiller du roi à la cour des aides de Montpellier, entreprend une reconstruction et une extension majeure du château. Les jardins, dessinés selon les plans d’André Le Nôtre, subissent des modifications entre 1750 et 1800, période où la propriété passe par alliance à la famille de Vissec de Latude. Le domaine, autrefois étendu sur 250 hectares, est aujourd’hui réduit à 7 hectares, incluant un verger, une palmeraie et des éléments hydrauliques remarquables comme un aqueduc et une cascade artificielle du XVIIIe siècle.

Le château, transformé en copropriété depuis 1977, reste une propriété privée non ouverte au public. Classé aux monuments historiques depuis 1988, il illustre l’architecture des grandes demeures languedociennes, avec ses pavillons à toitures vernissées, ses terrasses et son système hydraulique historique, partiellement préservé malgré la disparition de sa noria au XXe siècle.

Liens externes