Construction du donjon roman XIIe siècle (≈ 1250)
Édifié par la famille Oger.
XVe siècle
Agrandissement du donjon
Agrandissement du donjon XVe siècle (≈ 1550)
Ajout des tours rondes et enceinte.
1560
Construction de l’aile Renaissance
Construction de l’aile Renaissance 1560 (≈ 1560)
Reliée au donjon par un escalier.
1794
Scellés révolutionnaires
Scellés révolutionnaires 1794 (≈ 1794)
Domaine saisi puis restitué en 1803.
1821
Vente au colonel de Gréaulme
Vente au colonel de Gréaulme 1821 (≈ 1821)
Fin de la propriété des Chasteigner.
1923
Classement monument historique
Classement monument historique 1923 (≈ 1923)
Protection du château et de son enceinte.
1966
Achat par David Ogilvy
Achat par David Ogilvy 1966 (≈ 1966)
Création des jardins contemporains.
1992-1994
Protection des jardins et vestiges
Protection des jardins et vestiges 1992-1994 (≈ 1993)
Classement des terrasses et tours.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château, avec ses peintures, son enceinte, ses terrasses intérieure et extérieure et le bâtiment de l'Aumônerie (cad. N 547) : classement par arrêté du 22 octobre 1923 ; Jardin et avenue sud, à l'exclusion de la piscine, de la maison dans l'enclos du jardin, des bâtiments des communs et des portails (cad. N 545, 546, 549) ; perspective sous bois (ravin) et corne nord supposée renfermer des vestiges archéologiques (cad. N 544) : inscription par arrêté du 23 octobre 1992 ; Terrasses du jardin correspondant aux parcelles N 545, 546 et 549, avec leurs murs de soutènement et de clôture, ainsi que les vestiges des deux tours situés sur les parcelles N 543 et 544 : classement par arrêté du 19 mai 1994
Personnages clés
Famille Oger - Premiers seigneurs
Constructeurs du donjon au XIIe siècle.
Jean III Chasteigner de la Roche-Posay - Chambellan de François Ier
Commanditaire des aménagements Renaissance.
Claude de Montléon - Dame de Touffou
Épouse de Jean III, impliquée dans les transformations.
Famille de Vergie - Propriétaires (1897-1966)
Restauration et chasse à courre.
David Ogilvy - Publicitaire britannique
Dernier propriétaire, décédé en 1999.
Paolo Perjoné - Architecte paysagiste
Créateur du jardin italien.
Origine et histoire
Le château de Touffou, situé sur une terrasse surplombant la Vienne à Bonnes (Nouvelle-Aquitaine), est mentionné pour la première fois en 1127 sous le nom de Tolfol. Son premier donjon roman, construit au XIIe siècle par la famille Oger, marque le début d’une forteresse médiévale. Le site est stratégiquement positionné, entouré de douves sèches et de murs de soutènement, formant un quadrilatère défensif encore visible aujourd’hui.
Au XVe siècle, le château passe aux mains de la famille Chasteigner, qui agrandit le donjon et érige des tours rondes, consolidant son plan défensif. Jean III Chasteigner de la Roche-Posay, chambellan de François Ier, et son épouse Claude de Montléon transforment ensuite le logis au XVIe siècle, y ajoutant des éléments Renaissance. La famille conserve le domaine jusqu’en 1821, période durant laquelle le château subit des aménagements majeurs, comme la construction d’une aile en retour d’équerre et la réfection des tours.
Le château change plusieurs fois de propriétaires à partir du XIXe siècle. En 1794, il est placé sous scellés révolutionnaires avant d’être restitué en 1803, puis vendu en 1821 au colonel Alexandre Marie de Gréaulme. En 1897, la famille de Vergie l’acquiert et y réalise d’importantes restaurations, perpétuant la tradition de la chasse à courre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château accueille 200 soldats allemands, alors que Bonnes abrite déjà des réfugiés mosellans. En 1966, il est racheté par le publicitaire britannique David Ogilvy, qui y décède en 1999.
Classé monument historique en 1923 pour son enceinte, ses terrasses et son aumônerie, Touffou voit ses jardins et vestiges de tours protégés en 1992 et 1994. Les jardins contemporains, créés à partir de 1966, s’articulent autour de trois espaces distincts : un jardin anglais avec roseraie, un Jardin de l’Aumônerie aux artichauts géants, et une terrasse italienne surplombant la Vienne, conçue par l’architecte Paolo Perjoné. Le parc, labellisé Jardin remarquable depuis 2004, complète ce site alliant histoire militaire, architecture Renaissance et art paysager.
L’architecture du château reflète ses multiples périodes de construction. Le donjon central, rectangulaire (27 m x 13 m), conserve une polychromie héraldique du XIIIe siècle et est flanqué de tourelles. Les éléments gothiques, comme les mâchicoulis, coexistent avec des ajouts Renaissance, tels la tour Saint-Jean ou l’aile ouest. Les douves sèches, les caponières sous les ponts-levis, et les deux puits témoignent de son rôle défensif. Hors des remparts, l’aumônerie et les communs, datant partiellement du XVIIIe siècle (portail de 1784), rappellent la vie seigneuriale.
Les archives révolutionnaires révèlent qu’à la veille de 1789, le domaine comprenait 16 métairies, des moulins, et des terres réparties sur Bonnes et ses environs. Après 1966, des campagnes de restauration (escalier entre 1905-1936, tours de l’Hostellerie dans les années 1930) préservent ce patrimoine. Aujourd’hui, Touffou allie visite historique, hébergement, et événements culturels, tout en perpétuant son héritage architectural et paysager exceptionnel.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis