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Château de Dyo en Saône-et-Loire

Saône-et-Loire

Château de Dyo

    66 Route des Tours
    71800 Dyo
PHILDIC

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1118
Départ en croisade
Fin XIe siècle
Construction probable
1262
Première mention écrite
1336
Union des Dyo-Palatin
XVIIe siècle
Transmission aux Damas
1794
Vente comme bien national
XXe siècle
Restauration partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Hugues de Damas de Semur - Seigneur et croisé Propriétaire initial avant 1118
Héloïse, dame de Luzy - Acquéreuse en 1262 Première mention écrite du château
Guyot de Dyo - Seigneur médiéval Époux d’Alix Palatin en 1336
Marie-Élisabeth Palatin de Dyo - Dernière héritière Dyo Transmet la seigneurie au XVIIe
Louis-Antoine-Hérard Damas d'Anlezy - Nouveau seigneur Acquiert Dyo par mariage
Marie-Angélique de Gassion - Propriétaire en 1789 Veuve Damas d’Anlezy avant 1794

Origine et histoire

Le château de Dyo est un ancien château fort érigé probablement à la fin du XIe siècle, servant de centre névralgique à la seigneurie de Dyo durant le Moyen Âge. Situé sur une butte dans le village de Dyo, en Saône-et-Loire, il contrôlait un axe routier important entre Charolles et La Clayette. Son origine pourrait remonter à l’époque carolingienne, bien que les premières mentions écrites n’apparaissent qu’au XIIIe siècle.

À la fin du XIe siècle, le fief aurait été attribué à Hugues de Damas de Semur avant son départ pour la croisade en 1118. La première référence explicite au château date de 1262, lors de son acquisition par Héloïse, dame de Luzy. Au fil des siècles, la seigneurie changea de mains par alliances matrimoniales : en 1336, le mariage de Guyot de Dyo avec Alix Palatin donna naissance à la lignée des Dyo-Palatin, qui conservèrent le domaine jusqu’au XVIe siècle.

Au XVIIe siècle, Marie-Élisabeth Palatin de Dyo transmit la seigneurie aux Damas d’Anlezy par mariage. Le château, déjà abandonné, fut vendu comme bien national en 1794 après la Révolution. Tombe en ruines au XVIIIe siècle, il ne subsiste aujourd’hui que des vestiges de l’enceinte ovale, dont trois tours circulaires et une tour-porche du XIIIe siècle. Une restauration partielle au XXe siècle sauva le donjon et certaines fortifications.

Le site abritait également des habitations et des dépendances agricoles, certaines bâties sur les anciennes murailles. Une maison forte voisine, Lavaux, relevait autrefois de l’autorité du château de Dyo. En 1816, un dessin atteste que l’enceinte était alors presque intacte, contrastant avec son état actuel de vestige fragmentaire.

Liens externes