Première citation du château 1287 (≈ 1287)
Contrôle du gué Béarn-Soule mentionné.
XIVe siècle
Période des seigneurs de Mongaston
Période des seigneurs de Mongaston XIVe siècle (≈ 1450)
Famille seigneuriale attestée dans les sources.
XVIe siècle
Modernisation de l’édifice
Modernisation de l’édifice XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout de fenêtres et tour d’escalier.
1929
Incendie destructeur
Incendie destructeur 1929 (≈ 1929)
Grande partie du château ravagée.
1971
Début des restaurations
Début des restaurations 1971 (≈ 1971)
Travaux engagés après l’incendie.
21 août 1998
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 21 août 1998 (≈ 1998)
Protection des vestiges et du camp retranché.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des vestiges du château avec l'ancien camp retranché, son sol et les vestiges qui s'y trouvent (cad. ZK 20, 21) : inscription par arrêté du 21 août 1998
Personnages clés
Seigneurs de Mongaston - Propriétaires féodaux
Attestés dès le XIVe siècle.
Origine et histoire
Le château de Mongaston, situé à Charre en Nouvelle-Aquitaine, est un monument historique dont les origines remontent au moins au XIIIe siècle, comme en témoigne sa première mention en 1287. À cette époque, il contrôlait un gué essentiel pour le passage entre le Béarn et la Soule, soulignant son rôle stratégique dans les échanges et la défense régionale. Les seigneurs de Mongaston, attestés dès le XIVe siècle, en firent un point clé de leur pouvoir local. L’édifice actuel conserve en grande partie son volume d’origine, bien que des aménagements du XVIe siècle (fenêtres, tour d’escalier) aient modernisé sa structure.
Au XVIIe siècle, de nouveaux bâtiments furent ajoutés, distincts du vieux château, marquant une évolution de son usage. Un incendie en 1929 ravagea une grande partie de l’édifice, nécessitant des travaux de restauration entrepris à partir de 1971. Le château se compose aujourd’hui d’un corps de logis rectangulaire flanqué d’une tourelle hexagonale et d’une échauguette, entouré d’un camp retranché (basse-cour, fossés) indissociable de son histoire militaire. Les vestiges, incluant murs et dépendances, sont protégés depuis 1998 par une inscription aux Monuments Historiques.
Le site illustre une adaptation architecturale progressive, mêlant éléments médiévaux (XIIIe–XIVe) et renaissants (XVIe). Son rôle défensif initial, lié au contrôle des voies de passage, se double d’une dimension seigneuriale, reflétée par les aménagements ultérieurs. La basse-cour et les fossés rappellent l’importance des systèmes de fortification dans cette région frontalière, où les conflits pour le contrôle des territoires étaient fréquents.
Aujourd’hui, le château de Mongaston reste un témoignage des transformations politiques et architecturales de la région, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne. Son inscription en 1998 couvre l’ensemble des vestiges, y compris le sol et les traces d’aménagements anciens, soulignant la volonté de préserver ce patrimoine complexe. Bien que partiellement détruit, le site offre une lecture stratifiée de l’histoire locale, des seigneuries médiévales aux restaurations contemporaines.