Construction initiale début XVe siècle (≈ 1504)
Maison forte édifiée, base du château actuel.
1632
Exil de Mathieu de Morgues
Exil de Mathieu de Morgues 1632 (≈ 1632)
Départ aux Pays-Bas espagnols après conflits.
fin XVIe siècle
Propriété des de Morgues
Propriété des de Morgues fin XVIe siècle (≈ 1695)
Famille noble locale en possession du château.
XVIIe et XIXe siècles
Rénovations majeures
Rénovations majeures XVIIe et XIXe siècles (≈ 1865)
Ajout d’une aile et décors intérieurs remaniés.
22 mars 1983
Classement partiel
Classement partiel 22 mars 1983 (≈ 1983)
Inscription aux monuments historiques pour plusieurs éléments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail d'entrée ; façades et toitures ; cuisine avec sa cheminée au sous-sol ; grand salon avec son décor et salle à manger avec son décor de toiles peintes au premier étage (cad. AO 151, 152) : inscription par arrêté du 22 mars 1983
Personnages clés
Claude de Morgues - Seigneur et consul du Puy
Propriétaire du château à la fin du XVIe siècle.
Mathieu de Morgues - Prêtre et pamphlétaire
Né au château, opposant à Richelieu sous Marie de Médicis.
Origine et histoire
Le château de Saint-Germain-Laprade est une ancienne maison forte dont la majeure partie de la construction remonte au début du XVe siècle. L’édifice, de style classique, a été remanié aux XVIIe et XIXe siècles, notamment par l’ajout d’une aile et la rénovation des décors intérieurs. Il illustre l’architecture des petites seigneuries rurales du pays vellave, avec des éléments comme des portes, cheminées et plafonds des XVIe–XVIIe siècles, ainsi que des décors de la Restauration, dont un papier peint de l’époque de Charles X.
À la fin du XVIe siècle, le château appartient à la famille de Morgues. Claude de Morgues, consul du Puy, y vit avec son fils, Mathieu de Morgues (1582–1670), né dans l’édifice. Ce dernier, prêtre et ancien jésuite, devient aumônier de la reine Marie de Médicis avant de s’exiler aux Pays-Bas espagnols en 1632, où il mène une activité de pamphlétaire contre Richelieu. Le château reflète ainsi l’histoire locale et les tensions politiques de l’époque.
Classé partiellement aux monuments historiques depuis le 22 mars 1983, le château protège des éléments remarquables : le portail d’entrée, les façades et toitures, la cuisine avec sa cheminée médiévale, ainsi que le grand salon et la salle à manger, ornés de toiles peintes et de décors du XIXe siècle. Ces protections soulignent sa valeur patrimoniale comme témoin des évolutions architecturales et sociales du Velay.