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Château de Lastouzeilles dans le Tarn

Tarn

Château de Lastouzeilles

    11 Chemin de LasTouzeilles
    81540 Palleville
Crédit photo : WCOMFR - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1587
Prise par les protestants
Fin XVe siècle
Première mention du château
Fin XVIe – début XVIIe siècle
Reconstruction partielle
1806
Achat par Jean-Louis de Gouttes
XIXe siècle
Travaux de stabilisation
17 mars 1999
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château ; mur de clôture et douve conservés à l'ouest ; château d'eau ou pavillon des bains du XIXe siècle ; escalier de la tour carrée et salon aux toiles peintes du premier étage du logis (cad. ZL 69) : inscription par arrêté du 17 mars 1999

Personnages clés

Henri de La Tour d'Auvergne (vicomte de Turenne) - Chef militaire protestant Prit le château en 1587 pendant les guerres de Religion.
Anne de Joyeuse - Duc et chef catholique Adversaire des protestants dans la région.
Jean-Louis de Gouttes - Capitaine de cuirassiers Acheta le château en 1806, ancêtre des propriétaires actuels.

Origine et histoire

Le château de Lastouzeilles, situé à Palleville dans le Tarn, trouve ses origines au moins à l’Antiquité, comme en témoignent des vestiges romains découverts sur place. Le nom « Touzeilles », évoquant des « tours vieilles », suggère l’existence d’un château antérieur, peut-être utilisé comme refuge par les cathares lors de la croisade des albigeois. Selon la propriétaire actuelle, le donjon actuel, aujourd’hui arasé à 15 mètres (contre 30 mètres originellement), daterait de cette époque et aurait été modifié sous Richelieu.

L’édifice actuel est mentionné pour la première fois à la fin du XVe siècle. Pendant les guerres de Religion, il passe en 1587 sous contrôle protestant après un siège mené par le vicomte de Turenne, Henri de La Tour d’Auvergne. Les huguenots l’utilisent alors comme bastion contre les troupes catholiques du duc Anne de Joyeuse, laissant une trace visible : un impact de boulet sur la façade ouest. Une inscription « malgré moi », gravée dans un linteau, rappelle la conversion forcée d’un seigneur protestant après la révocation de l’édit de Nantes.

Acquis en 1806 par Jean-Louis de Gouttes, capitaine de cuirassiers et chevalier de la Légion d’honneur, le château est depuis transmis à ses descendants. Au XIXe siècle, des contreforts sont ajoutés pour stabiliser les murs, construits sans fondations. Le domaine conserve des éléments défensifs (douves, oubliettes) et un pavillon des bains du XIXe siècle. Partiellement inscrit aux monuments historiques en 1999, il ouvre ses portes l’été, offrant une visite gratuite du parc et des parties classées.

Architecturalement, le château se compose d’un long corps de logis en brique foraine, flanqué de deux tours carrées et d’un ancien donjon. La façade sud, de style Renaissance, compte trois étages percés de fenêtres à meneaux. Le site, proche du ruisseau de la Mouline, était stratégiquement situé à la frontière entre l’Albigeois et le Lauragais, zone de tensions pendant les guerres de Religion.

Liens externes