Classement Monument Historique 22 novembre 1989 (≈ 1989)
Protection des façades et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château et des dépendances ; lambris intérieurs ; ancienne motte féodale (cad. B 473, 483, 584) : inscription par arrêté du 22 novembre 1989
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources
Les archives ne mentionnent pas de propriétaire ou d’architecte identifié.
Origine et histoire
Le château de Momas trouve ses origines au XIe siècle avec une motte féodale, typique des fortifications médiévales. Ce site stratégique, situé dans l’actuelle Nouvelle-Aquitaine, servait alors de point de contrôle et de refuge. Les vestiges des remparts subsistent encore aujourd’hui sur les côtés nord-ouest et sud-ouest, témoignant de cette époque lointaine où la région était marquée par les conflits seigneuriaux et l’organisation féodale.
Au XVIe siècle, la motte est remplacée par un manoir rectangulaire accompagné d’une tour d’angle ouest, reflétant l’évolution architecturale de la Renaissance. Ce logis, conçu pour une fonction à la fois résidentielle et défensive, s’inscrit dans un contexte de stabilisation politique après les guerres médiévales. Le château est alors au cœur d’un domaine viticole, activité économique majeure de la région, comme en attestent les cuviers et pressoirs conservés.
Le XVIIe siècle marque une phase d’agrandissement du manoir, tandis que le XVIIIe siècle voit des remaniements intérieurs, dont un escalier en bois orné de graffiti. Ces modifications illustrent l’adaptation du château aux modes de vie des élites locales, désormais plus tournées vers le confort que la défense. La Révolution française fragmente la propriété : les terres viticoles, autrefois prospères, sont morcelées, et les vignes disparaissent au XXe siècle, marquant la fin de cette vocation agricole.
Les dépendances (grange, cuvier) et le logis principal portent les traces des matériaux locaux, comme les galets et briques, typiques de l’architecture béarnaise. À noter, un ex-voto de Lourdes intégré dans un muret devant la façade sud-est, ajoutant une dimension religieuse à l’histoire du site. Classé Monument Historique en 1989, le château protège ses façades, toitures, lambris intérieurs et les vestiges de la motte castrale, préservant ainsi un patrimoine à la fois médiéval, renaissant et moderne.
L’escalier en bois de la tour, menant aux combles, et la cheminée du XIXe siècle (fabriquée avec des vis de pressoirs recyclées) révèlent des détails artisanaux uniques. Ces éléments, associés aux graffiti du XVIIIe siècle, offrent un aperçu de la vie quotidienne des occupants. Le cellier demi-enterré et les lambris rappellent quant à eux les fonctions pratiques et esthétiques du château à travers les âges.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis