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Castrum de Roquefort dans le Tarn

Castrum de Roquefort

    Route Sans Nom
    81540 Sorèze

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
2000
vers 1035
Première mention écrite
fin XIIe siècle
Apogée du castrum
début XIIIe siècle
Refuge des hérétiques
fin XIVe siècle
Abandon probable
2010
Classement monument historique
2005-2018
Fouilles archéologiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Trencavel - Vicomtes d'Albi et de Béziers Seigneurs suzerains des seigneurs locaux.
Pierre Clément - Propriétaire et archéologue Dirige les fouilles et la sauvegarde.
Ugo Cafiero - Directeur scientifique Responsable des fouilles (2015-2018).

Origine et histoire

Le castrum de Roquefort est un château fort en ruines, entouré d’un village castral, implanté dans la vallée du Sor, sur la commune de Sorèze (Tarn). Appelé Castellum Rocafort super fluvium Sor dès 1035, il dépend formellement du comté de Toulouse, mais ses seigneurs locaux sont vassaux des Trencavel, vicomtes d’Albi et de Béziers. Son apogée se situe à la fin du XIIe siècle, période où il joue un rôle stratégique dans la région.

Après la croisade des albigeois (début XIIIe siècle), le castrum, isolé géographiquement, devient un refuge pour les hérétiques et une base de fuite vers l’Italie. Il est probablement abandonné vers la fin du XIVe siècle. Le site, privé, n’est pas accessible au public mais a fait l’objet de fouilles archéologiques menées par Pierre Clément (propriétaire) et le bureau Hadès entre 2005 et 2018, sous la direction d’Ugo Cafiero. Ces campagnes ont permis d’étudier son histoire et son organisation.

Classé monument historique en 2010, le castrum de Roquefort illustre l’architecture castrale médiévale et son lien avec l’histoire cathare. Les recherches archéologiques ont mis en lumière son rôle de seigneurie locale et son déclin progressif après le XIVe siècle. Les publications, comme celles de Michel Barrère ou Jacques Albarel, documentent son importance dans la Montagne Noire.

Liens externes