Première mention écrite vers 1035 (≈ 1035)
Appelé *Castellum Rocafort super fluvium Sor*.
fin XIIe siècle
Apogée du castrum
Apogée du castrum fin XIIe siècle (≈ 1295)
Période de puissance maximale du site.
début XIIIe siècle
Refuge des hérétiques
Refuge des hérétiques début XIIIe siècle (≈ 1304)
Utilisé après la croisade albigeoise.
fin XIVe siècle
Abandon probable
Abandon probable fin XIVe siècle (≈ 1495)
Déclin et désertion du site.
2010
Classement monument historique
Classement monument historique 2010 (≈ 2010)
Inscription au titre des monuments historiques.
2005-2018
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 2005-2018 (≈ 2012)
Campagnes dirigées par Pierre Clément et Hadès.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Trencavel - Vicomtes d'Albi et de Béziers
Seigneurs suzerains des seigneurs locaux.
Pierre Clément - Propriétaire et archéologue
Dirige les fouilles et la sauvegarde.
Ugo Cafiero - Directeur scientifique
Responsable des fouilles (2015-2018).
Origine et histoire
Le castrum de Roquefort est un château fort en ruines, entouré d’un village castral, implanté dans la vallée du Sor, sur la commune de Sorèze (Tarn). Appelé Castellum Rocafort super fluvium Sor dès 1035, il dépend formellement du comté de Toulouse, mais ses seigneurs locaux sont vassaux des Trencavel, vicomtes d’Albi et de Béziers. Son apogée se situe à la fin du XIIe siècle, période où il joue un rôle stratégique dans la région.
Après la croisade des albigeois (début XIIIe siècle), le castrum, isolé géographiquement, devient un refuge pour les hérétiques et une base de fuite vers l’Italie. Il est probablement abandonné vers la fin du XIVe siècle. Le site, privé, n’est pas accessible au public mais a fait l’objet de fouilles archéologiques menées par Pierre Clément (propriétaire) et le bureau Hadès entre 2005 et 2018, sous la direction d’Ugo Cafiero. Ces campagnes ont permis d’étudier son histoire et son organisation.
Classé monument historique en 2010, le castrum de Roquefort illustre l’architecture castrale médiévale et son lien avec l’histoire cathare. Les recherches archéologiques ont mis en lumière son rôle de seigneurie locale et son déclin progressif après le XIVe siècle. Les publications, comme celles de Michel Barrère ou Jacques Albarel, documentent son importance dans la Montagne Noire.
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