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Cénotaphe de Charles Baudelaire à Paris 1er dans Paris

Cénotaphe de Charles Baudelaire

    6 Rue Emile Richard
    75014 Paris 14e Arrondissement
Propriété de la commune
Cénotaphe de Charles Baudelaire
Cénotaphe de Charles Baudelaire
Cénotaphe de Charles Baudelaire
Cénotaphe de Charles Baudelaire
Cénotaphe de Charles Baudelaire
Cénotaphe de Charles Baudelaire
Cénotaphe de Charles Baudelaire
Cénotaphe de Charles Baudelaire
Cénotaphe de Charles Baudelaire
Cénotaphe de Charles Baudelaire
Cénotaphe de Charles Baudelaire
Cénotaphe de Charles Baudelaire
Crédit photo : Airair - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1892
Lancement de la souscription
26 avril 1902
Inauguration du cénotaphe
9 octobre 2023
Inscription aux Monuments historiques
21 juillet 2025
Classement aux Monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le cénotaphe de Charles Baudelaire, en totalité, localisé dans la division 27, section 1 du cimetière du Montparnasse sur la parcelle 1, figurant au cadastre section AK, situé 3 boulevard Edgar-Quinet, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 21 juillet 2025

Personnages clés

José de Charmoy - Sculpteur Auteur final du cénotaphe, donateur.
Auguste Rodin - Sculpteur initialement pressenti Écarté après la polémique artistique.
Léon Deschamps - Initiateur de la souscription Lanceur du projet en 1892.
Ferdinand Brunetière - Critique littéraire Opposant au projet, jugeant Baudelaire « malsain ».
Armand Dayot - Dirigeant de l’inauguration Organisateur de la cérémonie en 1902.
Leconte de Lisle - Président du comité Figure centrale de la souscription.

Origine et histoire

Le cénotaphe de Charles Baudelaire est un monument funéraire sculpté par José de Charmoy, inauguré le 26 avril 1902 au cimetière du Montparnasse, dans le 14e arrondissement de Paris. Commandé pour honorer le poète décédé 25 ans plus tôt, ce projet fut initialement confié à Auguste Rodin, mais une polémique artistique et morale, menée notamment par le critique Ferdinand Brunetière, retarda sa réalisation. Finalement, c’est José de Charmoy, un sculpteur moins connu, qui réalisa l’œuvre, offerte à la ville. Le cénotaphe, vide car Baudelaire repose ailleurs dans le même cimetière, fut décrit comme « fantastique et sombre » par Anne-Marie Minvielle.

La souscription publique pour financer le monument fut lancée en 1892 par Léon Deschamps dans La Plume, mais la controverse sur la légitimité d’honorer Baudelaire, jugé « malsain » par ses détracteurs, prolongea le projet pendant une décennie. Malgré l’adhésion de nombreux écrivains, dont Stéphane Mallarmé et Émile Zola, le scandale initial empêcha Rodin de mener le projet à terme. L’inauguration en 1902, dirigée par Armand Dayot, se déroula sans incident, contrairement aux craintes. Le cénotaphe, classé Monument historique en 2023 puis en 2025, incarne aujourd’hui l’héritage littéraire et les tensions culturelles de l’époque.

Le comité de souscription réunit des figures majeures de la littérature française et internationale, comme Leconte de Lisle (président), Paul Verlaine, Anatole France, ou encore Joris-Karl Huysmans. Ce monument, situé entre les 26e et 27e divisions du cimetière, près du mur ouest, témoigne de la reconnaissance posthume de Baudelaire, malgré les résistances initiales. Son style, qualifié de sombre, reflète l’univers poétique du poète, entre spleen et idéal, tout en marquant l’histoire des hommages publics aux artistes controversés.

Liens externes