Construction de la chapelle Fin XIe - Début XIIe siècle (≈ 1225)
Datation confirmée par les fouilles archéologiques.
1747
Première mention écrite
Première mention écrite 1747 (≈ 1747)
Arpentage évoquant les « rochers de Saint-Georges ».
30 octobre 1963
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 30 octobre 1963 (≈ 1963)
Première protection officielle du site.
Années 1960-1970
Fouilles de Michael Gervers
Fouilles de Michael Gervers Années 1960-1970 (≈ 1965)
Découverte de tombes et pièces du XIIIe siècle.
5 mai 2015
Classement définitif aux monuments historiques
Classement définitif aux monuments historiques 5 mai 2015 (≈ 2015)
Protection renforcée du site.
2017-2018
Fouilles de Mylène Navetat
Fouilles de Mylène Navetat 2017-2018 (≈ 2018)
Précision sur la datation et l’abandon du culte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise souterraine monolithe dite chapelle Saint-Georges (cad. C 508) : inscription par arrêté du 30 octobre 1963
Personnages clés
Michael Gervers - Archéologue canadien
Dirigea les fouilles dans les années 1960-1970.
Mylène Navetat - Archéologue régionale
Menait les fouilles en 2017 et 2018.
Origine et histoire
La chapelle monolithe Saint-Georges de Gurat est une église souterraine creusée dans une falaise calcaire, située dans la vallée de la Lizonne, à l’est du bourg de Gurat en Charente. Originellement une grotte naturelle élargie par l’homme, elle fut transformée en sanctuaire rupestre entre la fin du XIe et le début du XIIe siècle, comme l’attestent les fouilles archéologiques récentes. Son accès s’effectue par un couloir coudé de huit mètres, débouchant sur une double nef orientée est-ouest, séparée par des piliers excavés et des arcades taillées dans la roche. Une particularité architecturale réside dans la nef nord, dont le berceau partiellement évidé imite une coupole, tandis que le chœur de la nef sud, aujourd’hui à l’air libre, est surmonté d’un arc triomphal.
L’histoire de ce lieu reste partiellement énigmatique, faute de sources écrites avant le XVIIIe siècle. La première mention officielle date de 1747, évoquant les « rochers de Saint-Georges ». Les archéologues supposent qu’elle servit d’abri aux pèlerins empruntant la voie de Saint-Jacques-de-Compostelle via Angoulême ou Aubeterre, ainsi que de refuge durant les périodes troubles, comme les guerres de Religion. Des fouilles menées dans les années 1960-1970 par Michael Gervers, puis en 2017-2018 par Mylène Navetat, ont révélé des tombes et des pièces de monnaie du XIIIe siècle, suggérant un abandon du culte entre le XVe et le XVIe siècle. Après sa désacralisation, lédifice fut utilisé comme grange et annexe agricole, comme en témoignent les silos creusés dans la roche.
Classée monument historique en 1963 puis en 2015, la chapelle Saint-Georges est entourée de légendes locales. L’une d’elles raconte que ses cloches, autrefois situées sur le plateau surplombant le village, furent cachées dans une source voisine appelée « trou de Gabard » pour les soustraire aux huguenots. Une autre tradition populaire attribue sa consécration à saint Georges, en raison d’une hypothétique achèvement un 23 avril, jour de sa fête. Le site, acquis par la commune en 2015 après le rachat de treize parcelles, a depuis bénéficié d’aménagements pour faciliter son accès et sa valorisation touristique.
Architecturalement, la chapelle se distingue par son bassin central, probablement utilisé pour recueillir les eaux de ruissellement ou à des fins liturgiques, et par des excavations extérieures qui pourraient correspondre à d’anciennes cellules d’ermitage, similaires à celles de Bellevau près d’Angoulême. Ces aménagements, ainsi que les deux espaces funéraires mis au jour, soulignent la complexité de ce site, à la fois lieu de culte, de mémoire et d’usage agricole postérieur. Son classement définitif en 2015 a permis de préciser sa datation et son histoire, tout en assurant sa préservation pour les générations futures.
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