Frise chronologique
1105
Première mention du pèlerinage
Première mention du pèlerinage
1105 (≈ 1105)
Pape Pascal II évoque Notre-Dame de Rocamadour.
1152
Début de la construction
Début de la construction
1152 (≈ 1152)
Géraud d’Escorailles lance les travaux du sanctuaire.
1166
Découverte de saint Amadour
Découverte de saint Amadour
1166 (≈ 1166)
Corps intact trouvé près de la crypte.
1244
Visite de Saint Louis
Visite de Saint Louis
1244 (≈ 1244)
Le roi et Blanche de Castille prient à Rocamadour.
1562
Pillage par les huguenots
Pillage par les huguenots
1562 (≈ 1562)
Reliques brûlées pendant les guerres de Religion.
1842
Restauration du site
Restauration du site
1842 (≈ 1842)
Début des travaux dirigés par l’abbé Chevalt.
2013
Célébration du millénaire
Célébration du millénaire
2013 (≈ 2013)
Année jubilaire pour les 1000 ans du sanctuaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Voir : Cité religieuse (PA46000020)
Personnages clés
| Géraud d’Escorailles - Abbé de Saint-Martin-de-Tulle |
Initiateur de la construction du sanctuaire en 1152. |
| Henri II Plantagenêt - Roi d’Angleterre |
Pèlerin en 1159 pour remercier la Vierge. |
| Saint Louis - Roi de France |
Visite le sanctuaire avec sa mère en 1244. |
| Abbé Chevalt - Responsable des restaurations |
Dirige les travaux à partir de 1842. |
| Francis Poulenc - Compositeur |
Auteur des *Litanies à la Vierge noire* en 1936. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Blaise de Rocamadour s’inscrit dans la cité religieuse construite à flanc de falaise au XIIe siècle, sous l’impulsion de Géraud d’Escorailles, abbé de Saint-Martin-de-Tulle. Ce sanctuaire, dédié à un saint guérisseur martyrisé au IVe siècle, se distingue par ses vitraux et peintures, dont une représentation de saint Blaise inondant le monde d’eau et de sang. De taille modeste, elle incarne l’art sacré médiéval et la dévotion populaire.
La cité mariale de Rocamadour, dont fait partie la chapelle, est un haut lieu de pèlerinage depuis le XIe siècle, attirant des fidèles de toute l’Europe. En 1166, la découverte du corps intact de saint Amadour, déposé dans la crypte voisine, renforce son prestige. Les miracles recensés (126 authentifiés en 1172) et les visites de figures comme Henri II Plantagenêt ou Saint Louis en 1244 en font un site majeur de la chrétienté, aux côtés de Rome ou Compostelle.
Au XVIe siècle, les guerres de Religion ravagent le sanctuaire : les huguenots pillent et brûlent les reliques en 1562, ne laissant que quelques os de saint Amadour, sauvés par les habitants. Après un déclin aux XVIIe et XVIIIe siècles, marqué par la ruine des bâtiments, la cité est restaurée à partir de 1842 sous l’égide des évêques de Cahors. L’abbé Chevalt supervise alors les travaux, redonnant à Rocamadour son éclat passé.
La chapelle Saint-Blaise, comme les six autres de la cité, bénéficie des protections liées à l’ensemble du site, classé monument historique et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. En 2013, le millénaire du sanctuaire est célébré lors d’une année jubilaire, soulignant son importance spirituelle et patrimoniale. Aujourd’hui, elle abrite des œuvres d’art sacré et témoigne de la ferveur médiévale, tout en s’intégrant à un paysage architectural unique, façonné par la falaise et l’Alzou.
Le site, accessible par la Voie Sainte et ses 216 marches gravies jadis à genoux par les pèlerins, organise ses espaces autour d’un parvis dallé. Ce dernier, construit sur deux niveaux, dessert la basilique Saint-Sauveur, la crypte Saint-Amadour, et les sept chapelles, dont celle de Saint-Blaise. Son histoire, mêlée à des légendes comme celle de Durandal ou à des compositions musicales (comme les Litanies de Poulenc en 1936), en fait un symbole du patrimoine religieux occitan.