Crédit photo : Clément Bucco-Lechat - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
…
1700
1800
1900
2000
XIe ou XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIe ou XIIe siècle (≈ 1250)
Édifiée par les moines de Cluny.
1721
Visite épiscopale
Visite épiscopale 1721 (≈ 1721)
État dégradé constaté par l'évêque de Mâcon.
6 septembre 1927
Inscription MH
Inscription MH 6 septembre 1927 (≈ 1927)
Classée monument historique.
Années 1990
Chantiers de restauration
Chantiers de restauration Années 1990 (≈ 1990)
Travaux bénévoles et publics interrompus en 2001.
2012
Bâchage d'urgence
Bâchage d'urgence 2012 (≈ 2012)
Protection par une association locale.
24 janvier 2020
Achat par la commune
Achat par la commune 24 janvier 2020 (≈ 2020)
Acquisition pour 12 000 euros.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Verchizeuil : inscription par arrêté du 6 septembre 1927
Personnages clés
Moines de l'abbaye de Cluny - Constructeurs initiaux
Fondateurs de la chapelle au XIe ou XIIe.
Monseigneur Cassagnet de Tilladet - Évêque de Mâcon
Constata son état en 1721.
Émile Violet - Historien local
Rapporta la tradition du pèlerinage.
Origine et histoire
La chapelle Saint-Criat de Verchizeuil, située dans le hameau de Verzé en Saône-et-Loire, est un édifice roman du XIIe siècle, bien que certaines sources évoquent une origine au XIe siècle. Elle fut construite par les moines de l'abbaye de Cluny sur un site celtique où se pratiquaient des rites païens, notamment autour d'une « source miraculeuse ». Initialement dédiée à saint Martin, elle fut ensuite placée sous le vocable de saint Christ, puis de saint Criat, une évolution liée à des traditions populaires locales.
La chapelle a subi de nombreuses modifications au fil des siècles, notamment un « retournement » de son orientation, passant de l'est à l'ouest. En 1721, monseigneur Cassagnet de Tilladet, évêque de Mâcon, constata son état de dégradation lors d'une visite pastorale. Il décrivit un édifice isolé, mesurant environ 14 mètres de long sur 8 de large, avec un sanctuaire en forme de coquille. Malgré son inscription aux monuments historiques en 1927, la chapelle continua de se dégrader, nécessitant des interventions ponctuelles.
Au XXe siècle, des efforts de restauration furent entrepris, notamment grâce à des chantiers bénévoles dans les années 1990, soutenus par des financeurs publics comme la DRAC de Bourgogne. Cependant, les travaux furent interrompus en 2001, et en 2012, une association locale dut bâcher l'édifice pour le préserver. En 2020, la chapelle fut acquise par la commune de Verzé pour 12 000 euros. Son histoire est aussi marquée par un ancien pèlerinage où les mères venaient y prélever de la poudre d'autel pour soigner leurs enfants malades, une pratique ayant contribué à l'évolution de son vocable.
La tradition orale, rapportée par Émile Violet, décrit un rituel silencieux où les parents devaient se rendre à jeun à la chapelle, gratter la pierre de l'autel pour en récupérer une poudre blanche, puis la mélanger au lait de l'enfant criard. Ce rituel, associé à la neuvaine et à une offrande au fermier propriétaire des lieux, illustre l'importance symbolique de ce lieu dans les croyances populaires locales. La chapelle, aujourd'hui protégée, reste un témoignage de l'art roman et des pratiques religieuses médiévales en Bourgogne.
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