Frise chronologique
1096–1099
Fresque absidiale
Fresque absidiale
1096–1099 (≈ 1098)
Datée du retour de la première croisade.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Période de l'édifice roman provençal.
1775
Dépendance ecclésiastique
Dépendance ecclésiastique
1775 (≈ 1775)
Rattachée au chapitre Saint-Agricol d’Avignon.
1809
Rachat post-Révolution
Rachat post-Révolution
1809 (≈ 1809)
Acquise par la famille de Seguins-Vassieux.
1863
Retour au culte
Retour au culte
1863 (≈ 1863)
Rétablie comme lieu religieux.
28 décembre 1984
Classement MH
Classement MH
28 décembre 1984 (≈ 1984)
Inscrite aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Sixte (cad. B 151) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
| Famille de Seguins-Vassieux - Propriétaire post-Révolution |
Rachat en 1809, retour au culte. |
| Famille Rey - Propriétaire depuis 1936 |
Restauration et conversion en caveau. |
| Charles Rostaing - Linguiste |
Traduction partielle de l’inscription lapidaire. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Sixte est une chapelle romane désaffectée située à Aubignan, dans le Vaucluse. À l’origine, elle aurait servi d’église paroissiale, puis de lieu de vie monastique, comme en témoigne une petite porte latérale menant à un cloître aujourd’hui disparu, mais dont les traces subsistent sur la façade.
En 1775, elle dépendait du chapitre Saint-Agricol d’Avignon. Vendue comme bien national pendant la Révolution, elle fut rachetée en 1809 par la famille de Seguins-Vassieux, qui la rendit au culte en 1863. Depuis 1936, elle appartient à la famille Rey, qui l’a restaurée et transformée en caveau de dégustation de vins. Elle a été inscrite aux monuments historiques en 1984.
Son architecture, marquée par un transept surélevé et un voûtement typique du premier art roman provençal (XIe–XIIe siècles), inclut une inscription lapidaire énigmatique à l’entrée. La fenêtre absidiale, dégagée lors des restaurations, révèle une fresque aux thèmes orientaux (monstres, chimères, cavalier), datée du retour de la première croisade (1096–1099) et liée à l’influence de Cluny. Cette fresque est protégée à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
La chapelle illustre ainsi les échanges culturels post-croisades et l’évolution des usages religieux en Provence, passant d’un lieu de culte à un patrimoine viticole et historique préservé.
Devenir actuel
Appartenant depuis 1936 à la famille Rey qui l'a soigneusement restaurée, elle est devenue un caveau de dégustation de vins.