Première mention possible Xe siècle (≈ 1050)
Dépendance présumée de l'abbaye de Conques
XIIe–XIIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale XIIe–XIIIe siècles (≈ 1350)
Nef et abside voûtée d’ogives
vers 1500
Réalisation des peintures
Réalisation des peintures vers 1500 (≈ 1500)
Christ en majesté et tétramorphe
XVe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle XVe siècle (≈ 1550)
Surélévation ou modification de la nef
1969
Classement des peintures
Classement des peintures 1969 (≈ 1969)
Protection au titre des objets
août 2008
Inscription MH
Inscription MH août 2008 (≈ 2008)
Protection de la chapelle entière
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle (cad. A1 212) : inscription par arrêté du 20 août 2008
Personnages clés
Saint Namphaise - Martyr représenté
Scène peinte dans l'abside
Sainte Marie-Madeleine - Sainte patronne
Ravissement peint dans l'abside
Louis d'Alauzier - Historien et archéologue
A étudié la chapelle (1968)
Origine et histoire
La chapelle Sainte-Marie-Madeleine de Guirande, située dans le Lot, est un édifice religieux dont les origines pourraient remonter au Xe siècle, évoquées dans les dépendances de l'abbaye de Conques. À partir du XIIe siècle, elle devient une dépendance du prieuré Notre-Dame du Chalard, lien qu’elle conserve jusqu’au XVIIIe siècle. Sa construction s’échelonne principalement aux XIIe et XIIIe siècles, avec une nef charpentée et une abside voûtée d’ogives carrées reposant sur des culots sculptés de masques, typiques de cette période.
L’abside, à chevet plat, abrite un décor peint exceptionnel daté vers 1500. On y trouve un Christ en majesté entouré du tétramorphe (symboles des évangélistes : aigle, lion, taureau, homme), inspiré de la vision d’Ézéchiel. Deux scènes hagiographiques complètent l’ensemble : le martyre de Saint Namphaise (tenant ses entrailles) et le ravissement de Sainte Marie-Madeleine. Ces peintures, classées en 1969, illustrent l’art religieux médiéval tardif.
La chapelle a subi une reconstruction ou surélévation de sa nef au XVe siècle, marquant une évolution architecturale. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis août 2008, reconnaissant sa valeur patrimoniale. Les masques de pierre des culots (XIIe–XIIIe siècles) et les fresques du début du XVIe siècle témoignent de son importance artistique et spirituelle dans la région.
Le site, propriété de la commune de Felzins, s’inscrit dans un paysage rural marqué par l’influence des prieurés et abbayes médiévales, comme Conques ou Le Chalard. Ces institutions jouaient un rôle central dans l’organisation religieuse, économique et sociale des campagnes occitanes, où les chapelles comme Guirande servaient de lieux de culte et de rassemblement pour les communautés locales.
Les sources archéologiques et historiques, notamment les travaux de Louis d’Alauzier (1968) et les archives du patrimoine, soulignent l’originalité de son iconographie et son état de conservation relatif. Aujourd’hui, la chapelle reste un témoignage précieux de l’art roman et gothique en Occitanie, entre héritage monastique et expression populaire de la foi.
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