Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château Aurélien à Fréjus dans le Var

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de style néo-classique et palladien
Château Aurélien
Château Aurélien
Château Aurélien
Château Aurélien
Château Aurélien
Château Aurélien
Château Aurélien
Crédit photo : Cyrilb1881 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1886-1889
Construction de la villa
1889
Saisie et vente aux enchères
1904-1913
Changements de propriétaires
1942-1943
Occupation militaire italienne
1988
Rachat par la ville de Fréjus
1989
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pièces d'habitation et leur décor ; ensemble des façades et toitures, y compris les terrasses ; espaces intérieurs de circulation ; ensemble du parc et de ses fabriques (cad. AY 41) : inscription par arrêté du 16 novembre 1989

Personnages clés

James Hiscutt Crossman - Commanditaire initial Héritier anglais à l’origine de la construction.
Marie-Lucie Valais - Propriétaire et mécène Accueillit Gide et Rouart, créa le jardin.
Charles Cambefort - Propriétaire champenois Acheta la villa en 1913, famille propriétaire 75 ans.
François Léotard - Maire de Fréjus et ministre Pilota l’acquisition en 1988 pour un projet culturel.
Sylvain-Joseph Ravel - Architecte co-concepteur Auteur des plans néo-palladiens avec Lacreusette.
Henri Lacreusette - Architecte co-concepteur Collabora à la construction de la villa.

Origine et histoire

La villa Aurélienne, dite initialement Villa Crossman, fut édifiée entre 1886 et 1889 par les architectes Sylvain-Joseph Ravel et Henri Lacreusette pour James Hiscutt Crossman, héritier d’une dynastie de brasseurs anglais. Inspiré du palais Chiericati de Vicence, ce joyau néo-palladien s’élève sur la colline de Bellevue, entre la vallée du Reyran et Valescure. Son nom rend hommage à la proximité de la Via Aurelia antique, tandis que son parc de 24 hectares, classé site naturel en 1964, conserve des traces de l’aqueduc romain de Mons à Fréjus. La construction, achevée en 1887, fut retardée par des difficultés financières, conduisant à la saisie du domaine en 1889.

La villa changea plusieurs fois de mains au gré des aléas économiques et historiques. Acquise en 1889 par Marie-Lucie Valais, veuve d’un agent de change parisien et collectionneuse d’art, elle devint un lieu de réception pour des figures comme André Gide ou Henri Rouart. En 1904, Emma de Tomaskiewicz échoua à en payer l’achat, permettant à Charles Cambefort, administrateur de sociétés champenoises, de l’acquérir en 1913. Rebaptisée villa Aurélienne, elle resta dans sa famille 75 ans, avant d’être cédée à la ville de Fréjus en 1988 pour son centenaire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle servit de quartier général aux forces italiennes (1942-1943), puis abrita des réfugiés, subissant des dégradations après le débarquement de Provence.

Classée Monument Historique en 1989 pour ses façades, toitures, décors intérieurs et parc, la villa fut rénovée en 1993. Aujourd’hui dédiée aux expositions culturelles et photographiques, elle se distingue par ses galeries en marbre, ses vitraux signés Ducatez (1994), et son parc méditerranéen mêlant pins d’Alep, palmiers et vestiges romains. Son jardin bouquetier, restauré en 2019-2020, témoigne de son héritage paysager créé en 1891 par Marie-Lucie Valais. Malgré l’abandon du projet culturel initial porté par François Léotard, la villa reste un symbole du patrimoine artistique et historique de Fréjus.

Liens externes