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Château d'Angervilliers dans l'Essonne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de style néo-classique et palladien

Château d'Angervilliers

    1 Rue du Château
    91470 Angervilliers
Propriété de la commune
Château dAngervilliers
Château dAngervilliers
Château dAngervilliers
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Château dAngervilliers
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Château dAngervilliers
Château dAngervilliers
Château dAngervilliers
Crédit photo : JC Allin - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Construction initiale
1555
Acquisition par Anne de Pisseleu
1600
Rachat par Jacques-Auguste de Thou
1682
Construction de l’orangerie
1728
Nicolas-Prosper Bauyn ministre
1792
Bien faillit être nationalisé
1815
Remplacement du château
1983
Rachat partiel par la commune
21 octobre 1985
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du pressoir (désigné sous le nom d'orangerie) et du colombier (cad. 1966 B 127) : inscription par arrêté du 21 octobre 1985

Personnages clés

Élisabeth d'Angervilliers - Dame de Fleury en Beauce Probable commanditaire du château au XIVe.
Anne de Pisseleu - Duchesse d’Étampes Favorite de François Ier, propriétaire en 1555.
Jacques-Auguste de Thou - Président du Parlement de Paris Propriétaire en 1600, cède à Bouhier.
Édouard Ollier de Nointel - Héritier de Bouhier de Beauregard Agrandit considérablement le domaine.
Nicolas-Prosper Bauyn - Ministre de la Guerre (1728) Héritier, légua le château à sa fille.
Jeanne Bauyn - Héritière et marquise de Maisons Épouse du duc de Ruffec, fils de Saint-Simon.
Madame de Catellan - Propriétaire au début du XIXe Amie de Madame de Récamier.
Madame de Récamier - Figure des salons littéraires Séjournait fréquemment au château.
Lazare Weiller - Industriel et propriétaire Construisit un manoir au XXe siècle.
Gustave Leven - Dernier propriétaire privé Famille des Eaux Perrier, décédé en 2008.

Origine et histoire

Le château d’Angervilliers, situé dans l’actuel département de l’Essonne, trouve ses origines au XIVe siècle sous Élisabeth d’Angervilliers, qui en fit sa résidence. Au XVIe siècle, il passa entre les mains d’Anne de Pisseleu, duchesse d’Étampes et favorite de François Ier. Le domaine, alors centre de justice seigneuriale, ne conserve aujourd’hui que son pressoir en forme de H, partiellement restauré pour abriter des locaux administratifs et culturels.

Au début du XVIIe siècle, Jacques-Auguste de Thou, président du Parlement de Paris, devint propriétaire du domaine avant de le céder à Jacques Bouhier de Beauregard. Son héritier, Édouard Ollier de Nointel, agrandit considérablement les terres. Le château fut ensuite transmis à Prosper Bauyn, conseiller au Parlement, puis à son fils Nicolas-Prosper, ministre de la Guerre sous Louis XV. Ce dernier le légua à sa fille Jeanne Bauyn, épouse successive du marquis de Maisons et du duc de Ruffec, fils du célèbre mémorialiste Saint-Simon.

Le domaine connut une période faste au XVIIIe siècle, accueillant des figures des Lumières comme Madame de Récamier, amie intime de Madame de Catellan, propriétaire des lieux. Des écrivains tels que Chateaubriand ou Benjamin Constant pourraient y avoir séjourné, bien que cela reste hypothétique. Le château, entouré d’un parc conçu par Le Nôtre et alimenté par des aqueducs souterrains, fut progressivement transformé : le bâtiment du XVIIe siècle disparut en 1815, remplacé par un « Château rose », lui-même modifié par les comtes Sapia de Lencia.

Au XXe siècle, le domaine changea plusieurs fois de mains, dont celles de Lazare Weiller, qui y construisit un manoir. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut réquisitionné par l’organisation Todt, puis par les Alliés. Abandonné après-guerre, il fut acquis par Gustave Leven (famille des Eaux Perrier) avant d’être partiellement racheté par la commune en 1983. Aujourd’hui, l’orangerie (1682) et le colombier, inscrits aux Monuments Historiques depuis 1985, abritent la mairie et la bibliothèque municipale.

Le site, connu sous le nom de « domaine des Trois Colonnes » par les explorateurs urbains, témoigne d’un patrimoine riche mais fragilisé. Les vestiges des communs, les pièces d’eau et les traces des aménagements de Le Nôtre rappellent son passé prestigieux, entre pouvoir seigneurial, vie mondaine et transformations architecturales successives.

Liens externes