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Château d'Arifat dans le Tarn

Château d'Arifat

    209 Chemin de Saint-Hippolyte
    81100 Castres

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
1574
Incendie pendant les guerres de Religion
1577
Reconstruction par Guillaume de Génibrousse
XVIIe siècle
Passage à la famille de Labauve
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Bernard Aton IV Trencavel - Vicomte d'Albi Reçoit l’hommage pour le château au XIIe.
Guillaume de Génibrousse - Seigneur protestant Reconstruit le château en 1577 après l’incendie.
François Sabatier de Lombers - Trésorier du roi Propriétaire exécuté pour trahison en 1577.
Catherine de Toulouse-Lautrec - Héritière et épouse Transmet le château aux de Labauve.
Jean-David de Labauve - Seigneur au XVIIIe siècle Crée une pépinière de mûriers en 1755.

Origine et histoire

Le château d'Arifat, aussi appelé château d'Agriffoul, est construit au XIe siècle sur une position dominante pour surveiller l’accès à Castres-en-Albigeois, notamment la route passant sur la rive droite de la Durenque. À l’origine, cette seigneurie dépend des seigneurs de Castres, eux-mêmes vassaux de la vicomté d’Albi. Au début du XIIe siècle, Bernard Aton IV Trencavel reçoit l’hommage pour ce château fortifié, marquant son importance stratégique dans la région.

Au XVIe siècle, le château appartient à la famille de Génibrousse, protestante, et devient un enjeu pendant les guerres de Religion. En 1574, les catholiques, informés d’un projet d’attaque depuis le château contre Castres, le prennent d’assaut, tuent son gardien (le sieur Poujade) et l’incendient. Trois ans plus tard, Guillaume de Génibrousse le reconstruit dans un style sobre, abandonnant ses défenses médiévales pour une façade classique et des jardins, mêlant bouches à feu et fenêtres à meneaux comme traces de son passé.

Au XVIIe siècle, le château passe à François Sabatier de Lombers, trésorier du roi, exécuté pour trahison en 1577. Il revient alors à sa veuve, Catherine de Toulouse-Lautrec, qui le transmet par mariage à la famille de Labauve, devenant les « de Labauve d’Arifat ». Ces derniers y développent une pépinière de mûriers au XVIIIe siècle, profitant de l’essor des tuileries autour du domaine. Le château reste dans cette famille jusqu’à la Révolution française, témoignant de son évolution d’une forteresse à une résidence seigneuriale.

Les vestiges des remparts du XIe siècle, associés à la façade classique et aux jardins, illustrent aujourd’hui les transformations architecturales et historiques du site, marqué par les conflits religieux et son adaptation aux usages civils.

Liens externes