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Château d'Ereck à Questembert dans le Morbihan

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château
Morbihan

Château d'Ereck

    Ereck
    56230 Questembert
Château dEreck
Château dEreck
Château dEreck
Château dEreck
Château dEreck
Château dEreck
Château dEreck
Château dEreck
Château dEreck
Château dEreck
Château dEreck
Château dEreck

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
700
1600
1700
1800
1900
2000
fin Ve ou VIe siècle
Construction du premier château
XVIe siècle
Construction du château actuel
1825 et 1845
État de délabrement signalé
14 octobre 1946
Inscription aux Monuments Historiques
années 1950
Démontage du puits octogonal
fin années 1960
Démolition du corps de logis
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les dépendances, à savoir : les communs, la cour d'honneur y compris le puits du XVIe siècle, les parterres et jardins, les douves : inscription par arrêté du 14 octobre 1946

Personnages clés

Erech - Fils du roi Audren Commanditaire supposé du premier château
Guérech - Comte de Vannes (VIe siècle) Autre attributaire possible du premier château
Jehan de Châteaudérec - Propriétaire (XVe siècle) Fils de Guillaume, cité en 1448
François ou Jean de Kermeno - Propriétaire (milieu XVIe siècle) Époux de Marie de Châteaudérec
Hippolyte Nicolazo de Barmon - Propriétaire-restaurateur (1881–1887) Travaux sur les fossés et restauration
Louis Jean Népomucène Le Camus de Pontcarré - Dernier héritier avant 1794 Conseiller au Parlement, guillotiné

Origine et histoire

Le château d'Ereck, aussi appelé château d'Erech ou des Roches, est établi sur la commune de Questembert (Morbihan), sur un point haut à l’est d’un plateau. Son origine remonterait à un premier édifice bâti à la fin du Ve siècle par Erech, fils du roi d’Armorique Audren, ou au VIe siècle par Guérech, comte de Vannes. L’actuel château, de plan rectangulaire avec un toit à la Mansard orné de lucarnes Renaissance, date du XVIe siècle. Il était doté de trois cheminées sculptées remarquables, dont une seule a été préservée et transférée au château de Kerjean (Finistère).

Classé « très délabré » dès 1825, le corps de logis est démoli dans les années 1960, ses pierres réutilisées pour construire la mairie de Ruffiac. Les communs, la cour d’honneur (avec son puits octogonal du XVIe, démonté dans les années 1950), les douves et les jardins sont inscrits aux Monuments Historiques en 1946. Le domaine s’étendait sur 62 hectares, incluant deux métairies. Des fouilles ont révélé des traces d’une station romaine, attestée par des pièces de monnaie.

Le château présentait une façade en granite de 34 mètres, percée de huit ouvertures au rez-de-chaussée et reproduite à l’étage noble. L’intérieur abritait des pièces distribuées symétriquement, dont une salle à manger ornée d’une cheminée maniériste inspirée de l’école de Fontainebleau. Une avant-cour ceinte de douves (jadis en eau) précédait l’entrée, tandis qu’un jardin d’agrément et une chapelle privée – déjà en ruine en 1825 – complétaient l’ensemble. Aujourd’hui, seuls les communs, exploités à usage agricole, subsistent.

La propriété a changé de mains à travers les siècles, passant des familles Châteauderec (XVe–XVIe) et Kermeno (milieu XVIe) aux Le Mordant, La Porte, Sanguin, puis Pontcarré de Viarme. Louis Jean Népomucène Le Camus de Pontcarré, conseiller au Parlement de Paris, en hérite avant d’être guillotiné en 1794. Au XIXe siècle, Hippolyte Nicolazo de Barmon entreprend des restaurations, notamment sur les fossés, avant que le déclin ne s’accélère au XXe siècle.

Parmi les éléments architecturaux notables, le puits octogonal de la cour d’honneur et les trois cheminées monumentales – dont une décorée de cariatides et de rinceaux Renaissance – illustraient le faste du lieu. La cheminée sauvée, acquise par l’État pour 300 000 francs, a été remontée au château de Kerjean par l’entreprise René Léger (Nanterre) en 1959, pour un coût de 22 450 francs. Les fouilles ont aussi mis au jour des vestiges romains près d’une butte voisine.

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