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Château d'Escorailles dans le Cantal

Cantal

Château d'Escorailles

    7 Rue de L’Eglise
    15700 Escorailles

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
1900
2000
767
Prise par Pépin le Bref
1978
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pépin le Bref - Roi des Francs Conquiert le castrum en 767.
Waïfre - Duc d’Aquitaine Adversaire de Pépin le Bref.
Famille de Scorailles - Seigneurs locaux Occupe le château dès le XIIᵉ siècle.

Origine et histoire

Le château d'Escorailles est une enceinte fortifiée médiévale située sur un éperon rocheux près du village actuel, dans le Cantal. Le site, appelé castrum Scoralium, est attesté dès le VIIIe siècle : Pépin le Bref s’en empara en 767 lors de sa campagne contre Waïfre, duc d’Aquitaine. Les vestiges, classés en 1978, montrent des retranchements et une tour partiellement conservée, témoignant de son rôle défensif stratégique.

À l’origine, une légende associe le nom Scorailles à un lieutenant romain, Scaurius Aurelius, sous l’empereur Honorius (395–425), mais cette hypothèse repose sur une confusion onomastique avec la gens Aurelia. Un faux document médiéval, la « charte de Clovis » (XIe–XIIe siècle), mentionnait le castrum pour servir les revendications des moines de Mauriac. Aucune preuve archéologique ne confirme ces origines antiques.

Le château féodal, distinct de l’enceinte primitive, fut occupé par la famille de Scorailles dès le XIIe siècle. Abandonné au XVIe siècle pour le château de La Vigne, il ne subsiste aujourd’hui que des pans de murailles et deux tours, dont une couverte de lierre. L’enceinte de La Trizague, haut lieu du Haut Moyen Âge, illustre l’évolution des fortifications entre l’époque carolingienne et la féodalité.

Les fouilles et textes médiévaux révèlent un site clé dans les conflits aquitains. Le polyptyque de l’abbaye Saint-Pierre-le-Vif-lès-Sens (IXe siècle) cite Scoralium parmi d’autres places fortes, confirmant son importance régionale. Les ruines, bien que fragmentaires, offrent un aperçu des techniques défensives de l’an Mil, entre motte castrale et château en pierre.

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