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Château d'Igonie à Saint-Sulpice-d'Excideuil en Dordogne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château Médiéval et Renaissance
Dordogne

Château d'Igonie

    114 Ygonie
    24800 Saint-Sulpice-d'Excideuil
Château dIgonie
Château dIgonie
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVe-XVIe siècles
Construction initiale
12 juillet 1965
Première protection
14 novembre 2018
Protection totale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble des façades et toitures du manoir ; fuye (cad. G 64) : inscription par arrêté du 12 juillet 1965 ; En totalité le manoir d’Ygonie, ainsi que son bâtiment de dépendance, situés sur la parcelle n° 53, son pigeonnier, situé sur la parcelle n° 55, et son cadran solaire, conformément au plan annexé, figurant au cadastre section AS : inscription par arrêté du 14 novembre 2018.

Personnages clés

Information non disponible - Aucun nom cité Sources ne mentionnent aucun personnage

Origine et histoire

Le château d’Igonie, initialement nommé « Ugonie », était une maison-forte dépendant de la châtellenie d’Excideuil. Son architecture combine un plan rectangulaire à deux étages sur rez-de-chaussée, agrémenté d’une tour d’escalier polygonale sur la façade sud. Deux échauguettes ornent les angles ouest, tandis qu’une porte en arc en accolade, décorée d’un écusson martelé et d’un piédestal à trois têtes de cordelières, souligne son caractère défensif et décoratif. Les ouvertures Renaissance de la face nord attestent des transformations ultérieures.

À proximité du manoir subsiste un pigeonnier circulaire, vestige des dépendances d’origine. L’ensemble actuel ne représente qu’une partie du domaine initial, comme en témoignent les vestiges architecturaux et les descriptions historiques. Le monument a été partiellement protégé dès 1965 (façades, toitures et fuye), puis dans son intégralité en 2018, incluant le pigeonnier et un cadran solaire.

La porte à arc en accolade, élément remarquable, présente un décor sculpté incluant un personnage partiellement effacé, typique de l’art médiéval tardif. Les têtes de cordelières, symboles de pouvoir ou de lignage, supportaient autrefois une figure accroupie aujourd’hui décapitée. Ces détails illustrent le statut social des propriétaires et l’évolution stylistique entre Moyen Âge et Renaissance.

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