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Château de Bailly en Mayenne

Mayenne

Château de Bailly

    150 Chemin de Bailly
    53150 La Chapelle-Rainsouin

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1455
Premier aveu féodal
1472
Autorisation royale de Louis XI
1664
Érection en baronnie
1768
Création du marquisat de Bailly
1778
Enregistrement du marquisat
1884-1885
Reconstruction néogothique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

René de la Chapelle - Seigneur et bâtisseur A obtenu l'autorisation de fortifier en 1472.
Louis XI - Roi de France Autorisa les travaux de 1472.
Nicolas Le Prêtre - Premier baron du Bourg-le-Prêtre Bénéficiaire de l'érection en baronnie (1664).
Jean-Baptiste-Joseph de Bailly - Premier marquis de Bailly Obtint l'érection en marquisat en 1768.
Geoffroy de la Chapelle - Sénéchal fayé Mentionné en 1244 à Mayenne.
Jules Reboul - Architecte Reconstruit le château en 1884-1885.

Origine et histoire

Le château de Bailly, initialement appelé château de la Chapelle-Rainsouin, trouve ses origines au XVe siècle. En 1455, René de la Chapelle rend hommage à la baronnie de Sainte-Suzanne pour son hébergement, entouré de douves, jardins et tours défensives. En 1472, Louis XI autorise son renforcement avec pont-levis et pavillons, illustrant son rôle stratégique. Les aveux féodaux de 1681 décrivent un ensemble fortifié complet : fossés, barbacane, motte, et une place centrale abritant l'église et des maisons, reflétant une organisation seigneuriale typique.

Au XVIIe siècle, la seigneurie est érigée en baronnie du Bourg-le-Prêtre (1664) pour Nicolas Le Prêtre, puis en marquisat de Bailly en 1768 pour Jean-Baptiste-Joseph de Bailly, malgré des contestations. Ce marquisat regroupait plusieurs fiefs locaux comme Grillemont ou la Ramée, mais son enregistrement définitif au Parlement de Paris ne fut validé qu'en 1778. La juridiction seigneuriale, exercée par un bailli et un procureur fiscal, relevait partiellement du comté de Laval et du présidial du Mans, montrant son ancrage dans les structures judiciaires d'Ancien Régime.

La famille de la Chapelle-Rainsouin, présente depuis le XIIIe siècle, marqua l'histoire du lieu. Geoffroy de la Chapelle, sénéchal fayé au XIIIe siècle, et Olivier de la Chapelle (mort en 1474), dont la pierre tombale orne l'église de Saint-Christophe-du-Luat, en sont des figures emblématiques. La branche s'éteignit au XVIIe siècle avec Frédéric-Urbain, prieur-baron de Pincé. En 1884-1885, le comte de Langan fit reconstruire le château par l'architecte Jules Reboul dans un style néogothique, effaçant partiellement les traces médiévales pour un éclectisme romantique.

Les vestiges architecturaux et les archives révèlent un site à la fois militaire, résidentiel et judiciaire. Les douves, la motte et l'auditoire où se rendait la justice témoignent de son rôle central dans l'organisation locale. Le sceau de 1635, portant encore la croix des la Chapelle, rappelle l'héritage de cette lignée, disparue depuis le XVIIe siècle mais dont les tombes subsistent dans les églises environnantes, comme à Varennes-l'Enfant ou La Baroche-Gondouin.

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