Premières mentions du fief Moyen Âge (≈ 1125)
Fief médiéval attesté sans précision
1760
Construction du fourneau à fonte
Construction du fourneau à fonte 1760 (≈ 1760)
Utilisation des matériaux de l’ancien château
1778
Édification du château actuel
Édification du château actuel 1778 (≈ 1778)
Réemploi des pierres du fourneau
7 octobre 1991
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 7 octobre 1991 (≈ 1991)
Protection du domaine et de ses éléments
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château, y compris la ferronnerie de l'escalier, les boiseries et les quatre cheminées des salons et des chambres ; quatre piles d'entrée de la cour intérieure et bâtiments des communs (cad. D 40) : inscription par arrêté du 7 octobre 1991
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources
Les textes ne mentionnent aucun nom
Origine et histoire
Le château de Beauregard est un édifice du 4e quart du XVIIIe siècle, situé sur la commune du Veurdre, dans le département de l'Allier (région Auvergne-Rhône-Alpes). Construit en 1778, il remplace un ancien château médiéval dont le fief est attesté dès le Moyen Âge. Ses matériaux proviennent en partie de la démolition d’un fourneau à fonte voisin, construit en 1760 avec les pierres de l’ancienne forteresse. Ce monument illustre l’évolution des domaines ruraux à la fin de l’Ancien Régime, où les maisons de maître s’intègrent à des exploitations agricoles organisées.
Le domaine se compose d’une maison de maître avec un jardin en terrasse, et de trois bâtiments agricoles (étable, remise, grange) disposés autour d’une cour fermée par deux piles circulaires. L’ensemble a conservé ses menuiseries, boiseries et cheminées d’origine, offrant un témoignage intact de l’architecture domestique bourgeoise de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Ces éléments, ainsi que la ferronnerie de l’escalier et les dépendances, ont motivé son inscription aux monuments historiques en 1991.
Beauregard incarne un exemple rare de propriété rurale préservée, où l’organisation spatiale et les détails architecturaux reflètent les pratiques sociales et économiques de l’époque. La réutilisation des matériaux du fourneau voisin souligne aussi les liens entre l’industrie naissante (ici, la métallurgie) et l’aristocratie terrienne, caractéristique de la région bourbonnaise à la veille de la Révolution industrielle.