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Château de Céré à Saint-Hilaire-sur-Benaize dans l'Indre

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château

Château de Céré

    Château de Céré
    36370 Saint-Hilaire-sur-Benaize
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1390
Première mention écrite
XVe siècle
Construction du logis médiéval
XVIIe siècle
Ajout d’une aile classique
1789-1799
Vente comme bien national
12 avril 1923
Classement partiel
12 janvier 1988
Inscription partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Oratoire et ses peintures murales : classement par arrêté du 12 avril 1923 ; Façades et toitures du château dans son ensemble, c'est-à-dire château médiéval et aile classique ; terrasse du château qui domine la rivière la Benaize, à l'Ouest ; façades et toitures du pavillon d'entrée, y compris celles de la maison du jardinier (cad. 1983 D 368) : inscription par arrêté du 12 janvier 1988

Personnages clés

Benjamin Desmarquets - Acquéreur révolutionnaire Acheta le château comme bien national.
Dupeiron de La Coste - Propriétaire post-révolutionnaire Directeur de la Monnaie, acheteur en 1807.
Général Baret de Rouvray - Héritier au XIXe siècle Légataire du château en 1863.
Comte Elzéar de Tristan - Propriétaire actuel (descendance) Famille détentrice depuis le XIXe siècle.

Origine et histoire

Le château de Céré, situé à Saint-Hilaire-sur-Benaize dans l’Indre, est une ancienne demeure féodale édifiée au XVe siècle pour surveiller la vallée de la Benaize. Son architecture médiévale comprend un logis quadrangulaire flanqué de cinq tours circulaires, dont une abrite un oratoire voûté orné de peintures murales du XVIe siècle. Une aile classique à toit brisé, ajoutée au XVIIe siècle, complète l’ensemble, tandis qu’un pavillon du XVIIIe siècle embellit la façade sud.

La première mention écrite du château remonte à 1390. Au fil des siècles, il passe entre les mains de familles nobles : les Valzergues, les Loubes de la Gâtevine, puis les Bridiers de Gardempes, avant d’être acquis par les Desmarquets au XVIIe siècle. Lors de la Révolution, il est vendu comme bien national à Benjamin Desmarquets, puis change plusieurs fois de propriétaires, dont Dupeiron de La Coste en 1807. Au XIXe siècle, il échoit au général Baret de Rouvray, dont la descendance, les comtes de Tristan, en est toujours propriétaire aujourd’hui.

Classé partiellement en 1923 pour son oratoire et ses peintures murales, le château est inscrit aux monuments historiques en 1988 pour ses façades, toitures et terrasses. Le site, accessible par un porche dans-œuvre, s’organise autour d’une cour bordée au sud par un jardin à la française créé au début du XXe siècle. L’édifice médiéval, avec ses quatre tours d’angle et sa tour d’escalier centrale, témoigne de son rôle défensif originel, tandis que les ajouts des XVIIe et XVIIIe siècles reflètent son évolution en résidence seigneuriale.

Les peintures murales de l’oratoire, datées du XVIe siècle, constituent un élément remarquable du patrimoine artistique du château. La tour nord-est, dite « à la lanterne », est couronnée de hourdis, caractéristique des fortifications médiévales. Le château illustre ainsi les transitions architecturales entre Moyen Âge et époque moderne, tout en conservant des traces de son usage militaire initial.

Aujourd’hui, le château de Céré reste un témoignage des transformations sociales et politiques de la région, depuis son rôle de surveillance féodale jusqu’à son statut actuel de monument historique privé. Son histoire reflète les alliances familiales, les bouleversements révolutionnaires et les adaptations architecturales qui ont marqué le Berry et le Centre-Val de Loire.

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