Appartenance à la seigneurie de Favars Moyen Âge (≈ 1125)
Terre incluse dans la paroisse locale.
1483
Passage à la famille de Miremont
Passage à la famille de Miremont 1483 (≈ 1483)
Changement de propriété médiévale.
XVIIe siècle
Acquisition par les Miramon
Acquisition par les Miramon XVIIe siècle (≈ 1750)
Famille conservatrice jusqu’après 1789.
XIXe siècle
Rebâtissage par Marsillon
Rebâtissage par Marsillon XIXe siècle (≈ 1865)
Modernisation château et parc.
1877-1878
Restauration du parc
Restauration du parc 1877-1878 (≈ 1878)
Travaux paysagers majeurs.
4 octobre 1990
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 4 octobre 1990 (≈ 1990)
Protection du parc et fabriques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parc constitué des éléments suivants : pavillon de jardin (B 435) ; bâtiment de dépendance (B 648) ; poulailler (B 649) ; glacière (B 658) ; parcelles B 434 à 436, 628, 658, 660, 665 : inscription par arrêté du 4 octobre 1990
Personnages clés
Marsillon - Maître d'œuvre et propriétaire
Ingénieur parisien, reconstructeur du domaine.
Laurent André - Architecte paysagiste
Contributeur aux plans du parc.
Famille de Miramon - Ancien propriétaire (XVIIe-XIXe)
Détentrice avant la Révolution.
Origine et histoire
Le château de Chadebec, situé à Saint-Germain-les-Vergnes en Corrèze, trouve ses origines médiévales dans la seigneurie de Favars, qui dominait une grande partie de la paroisse. Au fil des siècles, le domaine changea de mains : il passa à la famille de Miremont en 1483, puis aux Miramon au XVIIe siècle, qui le conservèrent bien au-delà de la Révolution. Ces informations soulignent l’ancrage historique du site, bien avant sa reconstruction ultérieure.
Au XIXe siècle, le château et son parc furent entièrement rebâtis par Marsillon, un ingénieur parisien, qui modernisa la propriété selon les goûts de l’époque. Plusieurs architectes et paysagistes, dont Laurent André, participèrent à ce projet ambitieux, comme en témoignent les plans aquarellés conservés sur place. Le parc, restauré entre 1877 et 1878, fut conçu avec des allées sinueuses, des pelouses agrémentées d’arbres rares, et une rivière anglaise ceinturant l’ensemble, reflétant l’esthétique romantique du siècle.
Le domaine inclut également des éléments utilitaires et décoratifs, tels qu’un poulailler et une glacière, classés comme « fabriques ». Ces structures, ainsi que le potager en quadrilatère, illustrent la volonté de concilier fonctionnalité et harmonie paysagère. Le parc, inscrit aux Monuments Historiques en 1990, comprend aussi des parcelles boisées évoquant une nature sauvage, contrastant avec les espaces aménagés. L’ensemble offre un témoignage remarquable de l’art des jardins et de l’architecture résidentielle du XIXe siècle en Limousin.