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Château de Chadebec à Saint-Germain-les-Vergnes en Corrèze

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château
Corrèze

Château de Chadebec

    Chadebec
    19330 Saint-Germain-les-Vergnes

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Moyen Âge
Appartenance à la seigneurie de Favars
1483
Passage à la famille de Miremont
XVIIe siècle
Acquisition par les Miramon
XIXe siècle
Rebâtissage par Marsillon
1877-1878
Restauration du parc
4 octobre 1990
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Parc constitué des éléments suivants : pavillon de jardin (B 435) ; bâtiment de dépendance (B 648) ; poulailler (B 649) ; glacière (B 658) ; parcelles B 434 à 436, 628, 658, 660, 665 : inscription par arrêté du 4 octobre 1990

Personnages clés

Marsillon - Maître d'œuvre et propriétaire Ingénieur parisien, reconstructeur du domaine.
Laurent André - Architecte paysagiste Contributeur aux plans du parc.
Famille de Miramon - Ancien propriétaire (XVIIe-XIXe) Détentrice avant la Révolution.

Origine et histoire

Le château de Chadebec, situé à Saint-Germain-les-Vergnes en Corrèze, trouve ses origines médiévales dans la seigneurie de Favars, qui dominait une grande partie de la paroisse. Au fil des siècles, le domaine changea de mains : il passa à la famille de Miremont en 1483, puis aux Miramon au XVIIe siècle, qui le conservèrent bien au-delà de la Révolution. Ces informations soulignent l’ancrage historique du site, bien avant sa reconstruction ultérieure.

Au XIXe siècle, le château et son parc furent entièrement rebâtis par Marsillon, un ingénieur parisien, qui modernisa la propriété selon les goûts de l’époque. Plusieurs architectes et paysagistes, dont Laurent André, participèrent à ce projet ambitieux, comme en témoignent les plans aquarellés conservés sur place. Le parc, restauré entre 1877 et 1878, fut conçu avec des allées sinueuses, des pelouses agrémentées d’arbres rares, et une rivière anglaise ceinturant l’ensemble, reflétant l’esthétique romantique du siècle.

Le domaine inclut également des éléments utilitaires et décoratifs, tels qu’un poulailler et une glacière, classés comme « fabriques ». Ces structures, ainsi que le potager en quadrilatère, illustrent la volonté de concilier fonctionnalité et harmonie paysagère. Le parc, inscrit aux Monuments Historiques en 1990, comprend aussi des parcelles boisées évoquant une nature sauvage, contrastant avec les espaces aménagés. L’ensemble offre un témoignage remarquable de l’art des jardins et de l’architecture résidentielle du XIXe siècle en Limousin.

Liens externes