Première mention écrite 1307 (≈ 1307)
Hommage d'Isabeau de Bazoches au comte de Nevers
1536
Construction des caves
Construction des caves 1536 (≈ 1536)
Arcs en plein cintre datés
XVIIe siècle
Construction des communs
Construction des communs XVIIe siècle (≈ 1750)
Début des aménagements seigneuriaux modernes
1750
Début du nouveau château
Début du nouveau château 1750 (≈ 1750)
Projet inachevé de résidence
30 mars 2018
Inscription MH
Inscription MH 30 mars 2018 (≈ 2018)
Protection totale du domaine
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, le château de Challement et l'ensemble de son domaine, y compris les vestiges du château du XVIe siècle, ainsi que les jardins avec leurs aménagements, notamment hydrauliques, l’ensemble assis sur les parcelles n°68 à 70 et 90, figurant au cadastre section ZH : inscription par arrêté du 30 mars 2018.
Personnages clés
Isabeau de Bazoches - Dame de Challement (1307)
Veuve de Guillaume Rabuteau, hommage féodal
Guillaume Rabuteau - Chevalier (début XIVe)
Époux d'Isabeau de Bazoches
Origine et histoire
Le château de Challement, implanté sur la commune éponyme dans le département de la Nièvre, trouve ses origines au moins dès le XIIIe siècle, avec une première mention écrite en 1307. À cette date, Isabeau de Bazoches, dame de Challement et veuve du chevalier Guillaume Rabuteau, mandate un procureur pour rendre hommage au comte de Nevers. Ce fief, initialement occupé par une tour en fond de vallée appelée la Tour Taboureau, voit son château actuel se structurer en trois ensembles distincts : les communs (XVIIe–XVIIIe siècles), les vestiges du vieux château médiéval – dont subsiste une tourelle d’escalier hexagonale – et un nouveau château inachevé entamé vers 1750. Le domaine s’étend sur des terrasses aménagées, des bassins, et une orangerie, reflétant l’évolution des goûts aristocratiques entre Moyen Âge et époque moderne.
Les caves du château, datées de 1536, témoignent de la transition entre la forteresse médiévale et la résidence seigneuriale, avec des arcs en plein cintre caractéristiques de la Renaissance. Au XVIIIe siècle, les cuisines sont modernisées, tandis que les communs achèvent de prendre leur forme actuelle. Le château, partiellement masqué par des travaux de restauration depuis son inscription aux Monuments Historiques en 2018, conserve aussi les traces d’un parc à la française (alignements de tilleuls, fontaines) et d’une ferme du XIXe siècle. Ces strates architecturales illustrent les adaptations successives d’une seigneurie bourguignonne, entre défense, prestige et exploitation agricole.
L’histoire du site est marquée par des familles nobles locales, comme les Rabuteau au XIVe siècle, puis des seigneurs non nommés dans les sources qui transforment le lieu en une résidence plus confortable aux XVIe–XVIIIe siècles. Le chantier actuel, bien que limitant l’accès au public, vise à préserver cet ensemble classé, incluant jardins, vestiges du XVIe siècle et aménagements hydrauliques. La précision des archives reste cependant limitée, notamment pour les périodes antérieures au XVIIe siècle, où les mentions se réduisent à des actes féodaux isolés.