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Château de Champiré à Grugé-l'Hôpital en Maine-et-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château
Maine-et-Loire

Château de Champiré

    Champire le Château
    49520 Grugé-l'Hôpital
Propriété privée
Château de Champiré
Château de Champiré
Crédit photo : Georges Drouard - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Construction du manoir fortifié
1767
Achat par Joachim-André Aveline de Narcé
1768-1770
Reconstruction de l’aile nord
XIXe siècle
Construction des écuries et orangerie
1940
Séjour du maréchal Leclerc
2002
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château proprement dit en totalité (aile ancienne et reconstruction de 1770) ; les façades et les toitures des communs entourant la cour des communs (écurie, orangerie, aile mixte : habitation et dépendances) ; le terrain d'assiette de l'ancien manoir ; les deux bassins aménagés dans le cours de l'Arraise (cad. ZE 35, 36) : inscription par arrêté du 22 novembre 2002

Personnages clés

Joachim-André Aveline de Narcé - Propriétaire et commanditaire Reconstruit l’aile nord (1768-1770).
Étienne-François Chaintrier - Architecte angevin Conçoit la reconstruction classique.
Mme de Sévigné - Figure littéraire invitée Séjourne au XVIIe siècle.
Mlle de Lavergne (future Mme de Lafayette) - Hôte illustre Visite le château au XVIIe.
Maréchal Leclerc - Militaire français Y séjourne en 1940.

Origine et histoire

Le château de Champiré, situé à Grugé-l'Hôpital dans le département de Maine-et-Loire, est un édifice dont les origines remontent au XVe siècle. À cette époque, il s’agissait d’un manoir fortifié entouré de douves, doté de quatre tours dont seule la tour sud subsiste aujourd’hui. Ce château primitif, relevant de la baronnie de Pouancé, comportait également un pont-levis, témoignant de son caractère défensif initial. Les vestiges conservés incluent une cheminée d’époque à l’étage et une partie du gros-œuvre.

Au milieu du XVIIIe siècle, le château est profondément transformé en demeure d’agrément. En 1767, Joachim-André Aveline de Narcé acquiert le domaine et entreprend, entre 1768 et 1770, la reconstruction de l’aile nord sous la direction de l’architecte angevin Étienne-François Chaintrier. Cette nouvelle aile, plus haute que l’aile ouest médiévale, adopte un style classique avec une façade à cinq travées et un fronton triangulaire. Les travaux, documentés par un « livre des principaux ouvrages » tenu par Aveline de Narcé, marquent la transition du château en résidence aristocratique.

Le château conserve des éléments paysagers remarquables, comme deux bassins aménagés dans le cours de l’Arraise, vestige possible des anciennes douves. Un tulipier de Virginie ombrage la façade nord, tandis qu’un pont permet d’accéder aux communs et au chenil, construits pour certains au XIXe siècle (écuries et orangerie). Le site, qui accueille au XVIIe siècle des figures comme Mme de Sévigné ou Mlle de Lavergne (future Mme de Lafayette), est inscrit aux monuments historiques en 2002 pour son château, ses communs et son terrain d’assiette.

En 1940, le maréchal Leclerc séjourne brièvement au château, ajoutant une dimension historique moderne à ce monument. Les éléments protégés incluent l’intégralité du château (aile ancienne et reconstruction de 1770), les façades des communs, ainsi que les bassins et le terrain environnant. Le domaine illustre ainsi l’évolution architecturale et sociale d’une seigneurie angevine, du Moyen Âge à l’époque contemporaine.

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