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Château de Chapdeuil en Dordogne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château

Château de Chapdeuil

    49 Le Bourg 
    24320 Chapdeuil
Propriété privée
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Château de Chapdeuil
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Origines du donjon
XIVe–XVIe siècle
Construction du donjon
XVIIe siècle
Ajout du logis et escalier
1793
Démolition partielle
1811
Restauration post-révolutionnaire
29 février 1988
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Donjon ; façades et toitures du corps de logis ; sol compris à l'intérieur des douves, ainsi que ces dernières ; petit pont avec son châtelet d'entrée ; pigeonnier (cad. AM 57, 70, 71) : inscription par arrêté du 29 février 1988

Personnages clés

Famille de La Tour - Premiers propriétaires connus Possédait l’ensemble fortifié initial au XIIe siècle.
Saint Astier - Seigneurs médiévaux Auraient bâti le donjon au XIVe–XVe siècle.
Ponbriand - Transformateurs du XVIe–XVIIe siècle Modifièrent le donjon pendant les Guerres de religion.

Origine et histoire

Le château de Chapdeuil, implanté dans le département de la Dordogne en Nouvelle-Aquitaine, trouve ses origines au XIIe siècle, dont il ne reste aujourd’hui que le rez-de-chaussée du donjon et les douves. Ce donjon, probablement construit entre le XIVe et XVIe siècle, a été modifié lors des Guerres de religion par la famille de Ponbriand. À l’ouest, un escalier extérieur et un logis, datant peut-être du XVIIe siècle, complètent l’ensemble. Le château, partiellement démoli pendant la Révolution en 1793, a vu son logis restauré au XIXe siècle, avec des traces de travaux datés de 1811 sur une pièce de charpente.

Le domaine, accessible par un portail et un pont franchissant les douves, comprend un pigeonnier circulaire massif et un donjon flanqué de mâchicoulis. Le logis principal, au sud, intègre une tour rectangulaire en pierre avec des vestiges d’une aula romane du XIIe siècle, éclairée par des baies élancées. Les cheminées gothiques et les fenêtres à coussièges, partiellement murées, témoignent des transformations successives. Au nord, le logis plus récent, remanié au XIXe siècle, conserve une lucarne à fronton triangulaire.

Propriété privée classée Monument Historique depuis le 29 février 1988, le château protège également ses douves, son pont d’accès et son pigeonnier. Les éléments archéologiques suggèrent une occupation continue depuis le Moyen Âge, marquée par des phases de construction et de destruction liées aux conflits (guerre de Cent Ans, Révolution). Les Saint Astier et les Ponbriand, familles nobles locales, ont joué un rôle clé dans son évolution architecturale, mêlant fonctions défensives et résidentielles.

L’ensemble fortifié initial, appartenant à la famille de La Tour, a presque disparu, à l’exception des douves alimentées par l’Euche et du rez-de-chaussée de l’aula seigneuriale. Les modifications du XVIIe siècle (escalier extérieur, corps de logis) et les restaurations du XIXe siècle (façade est, charpente) reflètent les adaptations aux besoins résidentiels et aux damages révolutionnaires. Aujourd’hui, le site illustre l’évolution d’une forteresse médiévale en demeure aristocratique, typique du Périgord.

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