Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Château-Gontier en Mayenne

Mayenne

Château de Château-Gontier


    Château-Gontier-sur-Mayenne

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1007
Fondation du château
11 décembre 1066
Mort de Conan II
1368-1369
Occupation anglaise
1628
Destruction ordonnée par Richelieu
5 avril 1930
Inscription aux Monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Foulque Nerra - Comte d’Anjou Fonda le château en 1007 pour renforcer la frontière.
Renaud Ier de Château-Gontier - Premier seigneur de Château-Gontier Acheva la tour et étendit les remparts.
Conan II de Bretagne - Duc de Bretagne Assiégea le château en 1066 avant d’y mourir.
Cardinal de Richelieu - Ministre de Louis XIII Ordonna la destruction des ruines en 1628.

Origine et histoire

Le château de Château-Gontier trouve ses origines au début du XIe siècle, lorsque Foulque Nerra, comte d’Anjou, décide de fortifier la région pour contrer les prétentions bretonnes. En 1007, il érige un premier fortin sur le domaine de Bazouges, initialement cédé aux bénédictins de l’abbaye Saint-Aubin d’Angers entre 988 et 999, avant d’être repris pour des raisons stratégiques. La construction d’une tour, commencée par Foulque Nerra, est achevée par Renaud Ier de Château-Gontier, premier seigneur local, qui étend aussi les remparts en intégrant un quart de la cour de Bazouges. Ce château marque la frontière extrême de l’influence angevine face à la Bretagne.

En 1066, le château est assiégé par Conan II de Bretagne, qui cherche à rétablir les anciennes limites de son duché. La ville tombe, mais Conan meurt empoisonné le 11 décembre 1066, mettant fin à l’offensive bretonne. Les fortifications, incluant des fossés et des retranchements entre la Mayenne et la Seiche, témoignent des tensions persistantes entre Angevins et Bretons. Ces travaux défensifs, visibles jusqu’au Moyen Âge, visaient à protéger la région des incursions venues du nord.

Au fil des siècles, le château subit plusieurs destructions partielles, notamment lors de l’occupation anglaise (1368-1369), où il est décrit comme « démoly » en 1414. Au XVIIe siècle, le cardinal de Richelieu ordonne sa destruction définitive en 1628, lors de son passage à Château-Gontier. Les vestiges restants, inscrits aux Monuments historiques en 1930, incluent des galeries souterraines découvertes lors de démolitions, ainsi qu’une maison construite en 1731 sur l’emplacement de l’ancien donjon.

Le château occupait un rôle central dans la défense de la ville, située à l’extrémité nord-est. Son histoire reflète les conflits récurrents entre comtes d’Anjou, ducs de Bretagne et rois de France, ainsi que les enjeux féodaux liés à la garde des frontières. Les traces archéologiques, comme les remparts de la rue du Théâtre, rappellent aujourd’hui son importance stratégique médiévale.

Liens externes