Construction du logis en L XIVe siècle (≈ 1450)
Élément médiéval le plus ancien
1573
Arrêt des travaux
Arrêt des travaux 1573 (≈ 1573)
Assassinat du propriétaire, logis inachevé
juillet 1794
Vente aux enchères
Vente aux enchères juillet 1794 (≈ 1794)
Acquisition par sept habitants d’Abrest
5 août 1980
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 5 août 1980 (≈ 1980)
Protection des façades, douves et éléments intérieurs
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures y compris les parties en ruines au Nord-Ouest ; douves ; pièce voûtée au rez-de-chaussée de l'angle Sud-Ouest avec sa cheminée ; cheminée gothique au deuxième étage de l'aile Sud ; deux cheminées Renaissance au premier et au deuxième étages du corps de logis Ouest ; restes de peintures murales de la galerie du premier étage de ce même corps de logis (cad. ZE 248) : inscription par arrêté du 5 août 1980
Personnages clés
Louis Justin Marie de Talaru - Dernier marquis de Talaru
Propriétaire émigré, biens vendus en 1794
Origine et histoire
Le château de Chaussins, situé à Abrest dans le département de l’Allier (Auvergne-Rhône-Alpes), est un château fort dont les origines remontent aux XIVe, XVe et XVIe siècles. Il se compose d’un logis en L datant du XIVe siècle, d’un donjon hexagonal (circulaire à l’intérieur) et de bâtiments entourant une cour, principalement construits ou remodelés au XVIe siècle. Les douves ceignent l’ensemble, tandis que des modifications ultérieures, comme l’agrandissement des baies au XVIIIe siècle ou le crénelage d’une tour au XIXe siècle, témoignent de son évolution architecturale.
En 1573, la construction du corps de logis nord, laissé sans toiture, aurait été interrompue après l’assassinat de son propriétaire. Le château conserve des éléments remarquables, tels qu’une pièce voûtée d’ogives avec une cheminée médiévale, des cheminées gothiques et Renaissance, ainsi que des peintures murales en trompe-l’œil au premier étage. Ces caractéristiques ont motivé son inscription aux monuments historiques le 5 août 1980, couvrant les façades, toitures, douves, et éléments intérieurs protégés.
Au XVIIIe siècle, le château change de mains après la Révolution : en juillet 1794, les biens de Louis Justin Marie, dernier marquis de Talaru (émigré), sont vendus aux enchères. Chaussins est adjugé pour 44 000 livres à sept habitants d’Abrest. Le site, marqué par des siècles d’histoire, illustre les transformations architecturales et les bouleversements politiques de la région, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne.
Les sources historiques, comme les ouvrages de René Germain (2004) ou Michel Peynot (1904), ainsi que la base Mérimée, documentent son importance patrimoniale. Aujourd’hui, le château reste un témoignage des dynamiques seigneuriales et des adaptations successives, tout en posant la question de son accessibilité actuelle (visites, location), non précisée dans les archives consultées.
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