Visite pastorale 1774 (≈ 1774)
Mention de la chapelle sud-est.
2006
Inscription MH
Inscription MH 2006 (≈ 2006)
Protection totale du site.
XXe siècle (2e moitié)
Restauration moderne
Restauration moderne XXe siècle (2e moitié) (≈ 2007)
Reconstruction du corps est.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château en totalité, y compris les douves et les intérieurs avec leurs décors (cad. ZH 16) : inscription par arrêté du 28 décembre 2006
Personnages clés
Famille de Mascon - Propriétaire médiéval
Fief du Cheix aux XIVe–XVe siècles.
Martin de Vos - Peintre flamand
Inspiration des peintures allégoriques.
Origine et histoire
Le château de Cheix, situé à Neuville dans le Puy-de-Dôme, est un monument dont la structure médiévale remonte aux XIVe ou XVe siècles. Il se compose de quatre tours d'angle reliées par des corps de logis disposés autour d'une cour intérieure, organisation typique des châteaux forts de cette époque. Les douves, encore visibles à l'ouest sous forme d'une pièce d'eau, suggèrent un dispositif défensif initial probablement entouré d'eau. Ce fief, connu dès le XIVe siècle sous le nom de Cheix, appartenait alors à la famille de Mascon, bien que les archives ne précisent pas les circonstances exactes de sa construction.
Au XVIIe siècle, le château subit d'importants réaménagements transformant partiellement sa vocation militaire en logis résidentiel. Les modifications incluent la création d'un escalier tournant, l'ajout d'ouvertures, et la rénovation de la toiture, ainsi que l'aménagement d'une chapelle dans l'angle sud-est, attestée lors d'une visite pastorale en 1774. Les décors intérieurs, comme les plafonds à solives, les peintures, ou le salon Rocaille du XVIIIe siècle, reflètent cette évolution vers le confort. Un ensemble peint de la galerie sud s'inspire notamment de gravures du Flamand Martin de Vos, illustrant des allégories morales et religieuses (vices et vertus).
La Révolution française épargne miraculeusement les quatre tours, symboles féodaux souvent ciblés, mais le château est ensuite abandonné, tombant en ruine au XXe siècle. Sa restauration récente a permis de reconstruire entièrement le corps de bâtiment est, en utilisant des matériaux de remploi locaux (andésite de Clermont-Ferrand et ses environs). La ferme attenante, située au sud de l'allée d'entrée, pourrait dater du XVIIe siècle, bien que son histoire reste moins documentée. Le site, inscrit aux Monuments Historiques en 2006, inclut aujourd'hui les douves, les intérieurs et leurs décors.
Parmi les éléments architecturaux remarquables, on note une voûte en berceau plein-cintre dans la salle ouest et les étables, un toit en pavillon sur la tour sud-est, et un escalier en vis dans l'angle sud-est de la cour. Une trompe inclinée en andésite, appareillée en panache dans l'angle nord-ouest, témoigne du savoir-faire technique de l'époque. Ces détails, combinés aux transformations successives, font du château de Cheix un exemple représentatif de l'évolution des forteresses médiévales en résidences aristocratiques sous l'Ancien Régime.