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Château de Clivoy en Mayenne

Château de Clivoy

    1 Clivoy
    53420 Chailland

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1241
Citation féodale
XIIe siècle
Première mention
1498
Chapelle de la Trinité
1609
Conflit sur les blasons
1756
Description du domaine
1844
Hypothèse de forteresse
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

N. de Queveio - Seigneur médiéval Première mention au XIIe siècle
Vivien de Quivay - Possesseur en 1241 Cité dans un acte féodal
Dame de Clivoy (1609) - Seigneuresse Défend les blasons familiaux
Gilles de Grasménil - Seigneur de Boisbelin Opposant dans le conflit de 1609
Narcisse Henri François Desportes - Historien (XIXe) Évoque une ancienne forteresse
Abbé Angot - Historien local Conteste l’hypothèse de Desportes

Origine et histoire

Le château de Clivoy, implanté à 2 km au sud de Chailland en Mayenne, est attesté dès le XIIe siècle sous le nom N. de Queveio dans le cartulaire de l'abbaye de la Roë. En 1241, il apparaît comme Feodum Viviani de Quivay, puis en 1498 avec sa chapelle de la Trinité, dépendante du domaine. Les archives du XVIIIe siècle décrivent un ensemble incluant château, métairies (Boisgelin, Marthelet), fiefs (Trinité, Chassebouverie) et des terres comme la Taille ou la Primaudière.

En 1609, une dispute oppose la dame de Clivoy à Gilles de Grasménil, seigneur de Boisbelin, au sujet des armoiries des anciens seigneurs de Clivoy — l’un portant trois épées noires, l’autre des quinte-feuilles — à repeindre dans l’église Saint-Étienne. Ces blasons témoignent de l’importance symbolique du lieu. Au milieu du XVIIIe siècle, le domaine reste un ensemble cohérent, mêlant exploitation agricole (métairies) et droits seigneuriaux.

L’historien Narcisse Henri François Desportes évoque en 1844 des restes d’une forteresse entourée de fossés, mais l’abbé Angot conteste cette interprétation, ne retrouvant aucune trace d’un châtelier. La toponymie locale (Clivus, Cliviacus) suggère une origine liée à la vallée de l’Ernée, où le château est bâti. Les cartes anciennes (Cassini, État-Major) confirment sa présence comme village et moulin, ancré dans le paysage mayennais.

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