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Château de Corcelles-les-Arts en Côte-d'or

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château

Château de Corcelles-les-Arts

    Le Bourg
    21190 Corcelles-les-Arts
Propriété privée
Château de Corcelles-les-Arts
Château de Corcelles-les-Arts
Crédit photo : PRA - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1474
Possession par Hérard d'Aransanter
1618
Réunification par Jean Baptiste Bernardon
1767
Claude Berbis devient seul seigneur
1794
Destruction des éléments défensifs
4 février 1976
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château, des communs et du colombier (cad. B 171, 548) : inscription par arrêté du 4 février 1976

Personnages clés

Hérard d'Aransanter - Seigneur de Courcelles-les-Arces Possesseur en 1474 en franc alleu.
Jean Baptiste Bernardon - Réunificateur du domaine Regroupe les parcelles en 1618.
Claude Berbis - Seigneur unique en 1767 Dernier seigneur avant la Révolution.

Origine et histoire

Le château de Corcelles-les-Arts est un édifice médiéval implanté dans le bocage du Morvan, à l’est du village de Corcelles-les-Arts (Côte-d’Or). Ce petit château gothique, structuré autour d’une cour centrale et d’une basse-cour, conserve des éléments architecturaux des XIIIe, XVe et XVIIe siècles, dont une tour-porche, des tourelles de défense et un colombier circulaire. Son organisation spatiale reflète son rôle défensif et seigneurial, avec des fossés partiellement en eau et des vestiges de pont-levis.

En 1474, Hérard d’Aransanter, seigneur de Courcelles-les-Arces, possède le domaine en franc alleu, avec droits de haute, moyenne et basse justice. Le château change ensuite de mains à plusieurs reprises, passant entre les familles Grancey, Malain et le chapitre de Notre-Dame de Beaune, qui tente de réunifier les parcelles émiettées. Jean Baptiste Bernardon y parvient en 1618, mais son décès sans héritier direct relance les partages jusqu’en 1767, date à laquelle Claude Berbis en devient l’unique seigneur. La Révolution impose en 1794 la destruction des éléments défensifs (créneaux, meurtrières) pour se conformer à la loi du 13 pluviôse.

L’architecture du château mêle des corps de logis des XIIIe et XVe siècles, avec des baies rectangulaires, une tour carrée à trois étages, et une tourelle d’escalier hexagonale. La basse-cour, accessible par une porte charretière, est ceinte de bâtiments d’enceinte et de tourelles carrées. Les façades, toitures et le colombier sont inscrits aux monuments historiques depuis le 4 février 1976, soulignant la valeur patrimoniale de cet ensemble marqué par l’histoire bourguignonne.

Le site, initialement entouré de jardins à la française (remplacés aujourd’hui par une piscine), illustre l’évolution des châteaux forts en résidences seigneuriales, puis en propriétés privées. Son pigeonnier circulaire et ses fossés rappellent son passé agricole et défensif, tandis que les archères et canonnières, bien que partiellement détruites, témoignent de son adaptation aux conflits des XVe et XVIIe siècles.

La localisation du château, dans la partie est du village, et son inscription à l’inventaire des monuments historiques en font un élément clé du patrimoine de la Côte-d’Or. Les sources disponibles (Wikipedia, base Mérimée) confirment son adresse à la Rue des Serves et son code Insee (21190), tout en signalant des incertitudes sur certaines périodes de son histoire, notamment les partages successoraux post-XVIIe siècle.

Liens externes