Crédit photo : David Merrett from Daventry, England - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Construction du manoir initial
Construction du manoir initial XIVe siècle (≈ 1450)
Premières fortifications par les seigneurs de Bessé.
1450–1490
Agrandissement par Jacques Berziau
Agrandissement par Jacques Berziau 1450–1490 (≈ 1470)
Château principal, chapelle et colombier édifiés.
1582
Construction de la poterne Renaissance
Construction de la poterne Renaissance 1582 (≈ 1582)
Classée monument historique, symbole des Souvré.
1610
Élevation en marquisat
Élevation en marquisat 1610 (≈ 1610)
Henri IV honore Gilles de Souvré.
1691–1815
Période d’abandon
Période d’abandon 1691–1815 (≈ 1753)
Château inhabité après la mort des Le Tellier.
1815
Restauration néogothique
Restauration néogothique 1815 (≈ 1815)
Travaux menés par les Montesquiou-Fezensac.
1815–1878
Restauration néogothique
Restauration néogothique 1815–1878 (≈ 1847)
Travaux menés par les Montesquiou-Fezensac.
1978
Acquisition par la commune
Acquisition par la commune 1978 (≈ 1978)
Ouverture au public après legs familial.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail d'entrée, avec ses deux tours : classement par arrêté du 5 janvier 1948 ; Façades et toitures de l'ensemble des bâtiments (à l'exception des parties classées) (cad. A 26) : inscription par arrêté du 11 juin 1980 ; En totalité l'ensemble des immeubles bâtis et non bâtis du château de Courtanvaux se trouvant sur l'emprise délimitée sur le plan annexé à l'arrêté, y compris les cavités troglodytiques dont l'accès se trouve dans ce périmètre et à l'exception des intérieurs de l'orangerie et du petit château et ses dépendances. Sont aussi inscrits en totalité le portail des Lions situé au sud du parc et la citerne se trouvant au nord du mur de clôture. l'ensemble figure au cadastre section A, sur les parcelles n° 18, 19, 22, 33, 46 : inscription par arrêté du 29 septembre 2021
Personnages clés
Jacques Berziau - Secrétaire général du roi (XVe)
Agrandit le domaine entre 1450 et 1490.
Gilles de Souvré - Maréchal de France, précepteur de Louis XIII
Fait construire la poterne (1582).
Louise Charlotte Le Tellier (Maman Quiou) - Nourrice du Roi de Rome
Restaure le château en 1815 avec son époux.
Anatole de Montesquiou-Fezensac - Comte et propriétaire (XIXe siècle)
Ajoute orangerie et écuries au domaine.
Marie Bibesco - Princesse roumaine, héritière (XIXe–XXe)
Modernise le château (chauffage, téléphone).
François Michel Le Tellier, marquis de Louvois - Ministre de la Guerre de Louis XIV
Époux d’Anne de Souvré, propriétaire jusqu’en 1691.
Pierre de Montesquiou-Fezensac - Grand chambellan de Napoléon Ier
Restaure le château en style néogothique (1815).
Origine et histoire
Le château de Courtanvaux trouve ses origines au XIVe siècle, lorsque les seigneurs de Bessé y font construire un manoir médiéval à vocation défensive, bien que d’importance stratégique limitée. Ce n’est qu’au XVe siècle, sous l’impulsion de Jacques Berziau, secrétaire général du roi, que le domaine prend de l’ampleur avec l’ajout d’une chapelle, d’un colombier et d’un château principal entre 1450 et 1490. Le site, transmis par héritages et mariages, voit se succéder trois familles nobles, dont les Souvré (1500–1661), qui y apportent des éléments Renaissance comme la poterne classée de 1582, symbolisant leur proximité avec le pouvoir royal.
Gilles de Souvré, maréchal de France et précepteur de Louis XIII, élève Courtanvaux au rang de marquisat sous Henri IV, qui y séjourne à plusieurs reprises. Au XVIIe siècle, le domaine passe aux Le Tellier de Louvois, ministres de Louis XIV, avant d’être abandonné entre 1691 et 1815. Sa renaissance intervient sous l’Empire, lorsque Louise Charlotte Le Tellier, nourrice du Roi de Rome, et son époux Pierre de Montesquiou-Fezensac, grand chambellan de Napoléon Ier, entreprennent une restauration néogothique complète après 1815.
Au XIXe siècle, le comte Anatole de Montesquiou-Fezensac ajoute une orangerie et des écuries, tandis que sa belle-fille, la princesse Marie Bibesco, modernise le château à la charnière des XIXe et XXe siècles (chauffage, téléphone, éclairage au gaz). Le domaine, resté dans la famille jusqu’en 1964, est finalement acquis par la commune de Bessé-sur-Braye en 1978. Classé monument historique (portail Renaissance en 1948, ensemble en 1980 et 2021), il allie aujourd’hui patrimoine architectural et parc paysager ouvert au public.
L’architecture du château reflète ses multiples transformations : façade gothique à meneaux, décors néogothiques du XIXe siècle, chapelle Notre-Dame-de-Lorette (1454), et portail des Lions (1874). Le domaine, organisé autour d’une haute-cour et d’une basse-cour, conserve des traces médiévales (douves, pont-levis) et des aménagements troglodytiques. Son parc à l’anglaise, complété par un jardin à la française, s’étend sur 68 hectares avec étangs, chemins de randonnée et espaces de détente.
Le château, ouvert d’avril à septembre, accueille des expositions d’art contemporain dans ses communs (orangerie, écuries) et des spectacles en saison. Son histoire, marquée par des figures comme Henri IV, Louis XIII ou Napoléon Ier, en fait un témoignage des évolutions politiques et artistiques de la France, du Moyen Âge à l’époque moderne. La transmission du domaine, par héritages ou alliances, illustre aussi les stratégies matrimoniales des élites françaises sur cinq siècles.
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