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Château de Durfort à Durfort-et-Saint-Martin-de-Sossenac dans le Gard

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Châteaux cathares
Château fort
Gard

Château de Durfort

    7 Chemin de Ronde
    30170 Durfort-et-Saint-Martin-de-Sossenac
Crédit photo : Eric Walter - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1243
Annexion royale
XIIe siècle
Construction initiale
1293
Cession à l'évêque
1570
Vente par l'évêque
1775
Démembrement du château
1861
Tour vendue comme carrière
2008
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La tour seigneuriale, ainsi que les façades et toitures de l'aile nord (cad. AV 129, 130) : inscription par arrêté du 1er septembre 2008

Personnages clés

Bermond de Sauve - Seigneurs locaux et vassaux Constructeurs présumés du château au XIIe.
Comte de Toulouse - Suzerain féodal Dont dépendaient les Bermond de Sauve.
Évêque de Maguelone - Propriétaire ecclésiastique Acquiert le domaine en 1293.
Comte de Cadolle - Dernier seigneur propriétaire Vend le château en 1775.

Origine et histoire

Le château de Durfort, situé dans le village de Durfort-et-Saint-Martin-de-Sossenac, trouve ses origines au XIIe siècle. Il fut probablement construit par les Bermond de Sauve, vassaux du comte de Toulouse, dont les terres furent intégrées au domaine royal en 1243. Ce château féodal, centré autour d’une imposante tour donjon, reflétait alors le pouvoir seigneurial local et les rivalités politiques de l’époque.

En 1293, la partie royale du domaine fut cédée à l’évêque de Maguelone, qui la revendit en 1570. À partir de 1600, les seigneurs délaissèrent progressivement le « château vieux » pour une demeure plus moderne dans le village. La tour, symbole du pouvoir médiéval, fut préservée malgré la vente du reste du château en 1775 par le comte de Cadolle, qui n’en garda que cette structure emblématique.

Au XIXe siècle, la tour connut un sort incertain : vendue comme carrière en 1861, elle fut finalement rachetée par une branche cadette de la famille de Cadolle. Le château, initialement composé d’un corps de bâtiment carré prolongé vers le donjon, subit des modifications majeures, comme la reprise des baies et l’ajout d’un toit à génoise. Aujourd’hui, seuls la tour seigneuriale et les façades de l’aile nord, inscrits aux Monuments Historiques en 2008, témoignent de ce passé féodal.

La tour, haute de quatre niveaux dotés chacun d’une salle, se distingue par son appareil régulier en pierre et ses bossages rustiques. Ces caractéristiques architecturales, combinées à son histoire mouvementée, en font un vestige remarquable de l’héritage médiéval occitan, marqué par les luttes de pouvoir entre seigneurs locaux, comtes de Toulouse et couronne de France.

Liens externes