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Château de Féneyrols dans le Tarn-et-Garonne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château
Tarn-et-Garonne

Château de Féneyrols

    Le Bourg 
    82140 Féneyrols
Propriété privée
Château de Féneyrols
Château de Féneyrols
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1259
Première attestation du lieu
1323
Première mention du château
1338
Partage des biens de Raymond de Castelnau
1362–1363
Occupation anglaise pendant la guerre de Cent Ans
1638
Description du fort
1763
Acquisition par Antoine de Rous
1869–1890
Reconstruction de l’aile nord
1930
Crue de l’Aveyron
16 février 1951
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et couvertures des bâtiments Ouest : inscription par arrêté du 16 février 1951

Personnages clés

Raymond de Castelnau - Seigneur local Propriétaire avant 1338.
Hélix de Castelnau - Héritière et coseigneure Épouse de Guillaume de Lafon.
Guillaume de Lafon - Coseigneur par mariage Mari d’Hélix de Castelnau.
Antoine de Rous - Président trésorier de France Acquiert le château en 1763.
Germain Olivier - Architecte Reconstruit le moulin après 1930.

Origine et histoire

Le château de Féneyrols, aussi appelé château de Capduelh, est un édifice fortifié construit entre les XIIIe et XIVe siècles sur la commune de Féneyrols, en Tarn-et-Garonne. Attesté dès 1323 dans une charte de coutumes, il est érigé à flanc de coteau, à l’extrémité est du village, surplombant la rivière Aveyron. Son rôle initial était de protéger le gué et le territoire environnant, comme en témoignent ses mâchicoulis en pan de bois hourdé de tuf, encore visibles sur la façade nord-ouest.

Durant la guerre de Cent Ans, le château tombe brièvement aux mains des Anglais en 1362 avant d’être repris par les forces françaises en 1363. À cette époque, il appartenait en indivision à Hélène et Hélix de Castelnau, cette dernière étant épouse de Guillaume de Lafon, après le partage des biens de Raymond de Castelnau en 1338. Le site, décrit comme un « grand château vieux et délabré » au XVIIIe siècle par Antoine de Rous (qui l’acquit en 1763), conserve des traces de son passé militaire, avec des fossés, des souterrains et un escalier à vis menant à un pigeonnier ayant probablement servi de tour de guet.

L’architecture actuelle mêle des éléments médiévaux et des remaniements postérieurs. Le bâtiment principal, disposé en demi-cercle ou en L, est accompagné d’un ancien moulin (reconstruit après une crue en 1930), d’une orangerie, d’un jardin potager et de bâtiments agricoles. L’aile nord, détruite par un incendie au XIXe siècle, fut reconstruite entre 1869 et 1890. Le château est partiellement inscrit aux monuments historiques depuis 1951, pour ses façades et couvertures des bâtiments ouest.

Les sources historiques mentionnent également un terrier du XVIIe siècle décrivant cinquante-sept chambres réparties sur trois niveaux dans l’aile nord, illustrant l’importance résidentielle du site. Malgré les transformations, le château conserve son caractère défensif, avec des caves et des passages inférieurs exploitant les dénivelés du terrain. Son nom ancien, Capduelh, rappelle son origine médiévale et son rôle stratégique dans la région.

Liens externes