Première attestation 1345 (≈ 1345)
Maison forte mentionnée pour la première fois.
XIIIe siècle
Construction de la tour ronde
Construction de la tour ronde XIIIe siècle (≈ 1350)
Base de la tour la plus ancienne.
XIVe siècle
Construction du donjon
Construction du donjon XIVe siècle (≈ 1450)
Donjon barlong attribué à la famille Arthaud.
1517
Testament d'André Ier de La Porte
Testament d'André Ier de La Porte 1517 (≈ 1517)
Citation de la chapelle dans son testament.
1580
Incendie par les protestants
Incendie par les protestants 1580 (≈ 1580)
Château brûlé pendant les Guerres de religion.
1590
Restauration par André II de La Porte
Restauration par André II de La Porte 1590 (≈ 1590)
Travaux après l’incendie de 1580.
1680
Construction de l'escalier monumental
Construction de l'escalier monumental 1680 (≈ 1680)
Aile est et escalier ajoutés.
1726
Travaux au XVIIIe siècle
Travaux au XVIIIe siècle 1726 (≈ 1726)
Modifications architecturales majeures.
vers 1950
Incendie de l'aile est
Incendie de l'aile est vers 1950 (≈ 1950)
Destruction partielle du château.
30 décembre 1991
Classement Monument historique
Classement Monument historique 30 décembre 1991 (≈ 1991)
Protection du château et de ses dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Famille Arthaud - Premiers propriétaires attestés
Constructeurs de la tour et du donjon.
André Ier de La Porte - Seigneur et testateur
Cite la chapelle en 1517.
André II de La Porte - Restaurateur du château
Reconstruction après l’incendie de 1580.
Origine et histoire
Le château de l'Arthaudière est une ancienne maison forte du XIIIe siècle, plusieurs fois transformée, située à Saint-Bonnet-de-Chavagne dans le département de l'Isère. Classé Monument historique en 1991, il conserve des vestiges médiévaux comme une tour ronde et un donjon barlong, ainsi que des éléments Renaissance et des aménagements ultérieurs.
Attestée dès 1345, la maison forte appartenait à la famille Arthaud. La tour ronde, base du XIIIe siècle, et le donjon du XIVe en sont les parties les plus anciennes. Au XVIe siècle, André Ier de La Porte y fonde une chapelle, tandis qu’André II de La Porte restaure le château après son incendie par les protestants en 1580. Les transformations majeures, comme la galerie Renaissance et l’escalier à vis du XVIIIe, reflètent son évolution en résidence seigneuriale.
Le château, partiellement détruit par un incendie vers 1950, comprend un logis médiéval flanqué d’une tourelle, des écuries en « L » avec un puits couvert, et des jardins d’inspiration italienne datant de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle. Les dépendances, comme les communs et la ferme, ainsi que les terrasses et murs de clôture, sont protégés au titre des Monuments historiques.
Les écuries, organisées autour de deux cours, abritent aujourd’hui une exposition sur l’histoire du château et des familles qui l’ont occupé. La remise aux voitures, partie la plus ancienne, et le portail est marquent l’entrée du domaine. La tour ronde, surélevée au XVIIIe siècle par un volume polygonal en briques, abrite une chapelle et un cabinet blindé ayant servi à conserver les biens précieux des seigneurs.
Les travaux successifs, notamment en 1680 (escalier monumental, aile est), en 1726, et au XIXe siècle, ont façonné l’aspect actuel du château. Malgré les destructions et les remaniements, l’Arthaudière reste un témoignage architectural des transitions entre Moyen Âge, Renaissance et époque moderne en Dauphiné.