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Château de la Bachasse à Sainte-Foy-lès-Lyon dans le Rhône

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château d'apparat

Château de la Bachasse

  • 50 Rue Joseph-Ricard
  • 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon
Château de la Bachasse
Château de la Bachasse
Château de la Bachasse
69110 Sainte-Foy-lès-Lyon, 50 Rue Joseph-Ricard

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1732
Première mention du domaine
1784
Changement de propriétaire
1831
Acquisition par Gerbes de Tours
1880-1890
Construction du château actuel
1947
Vente à la SNCF
1982
Protection partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre Giry - Chevalier, baron de Vaux Premier propriétaire connu en 1732.
Antoine Héris - Bourgeois lyonnais Propriétaire du domaine en 1784.
Jean-Baptiste Gerbes de Tours - Soyeux lyonnais Acquiert le domaine en 1831.
Antoine Alexandre Giraud - Gendre de Gerbes de Tours Commanditaire du château actuel (1880-1890).
Alexis Tissot - Architecte Co-concepteur du château avec Turbet.
Noémie Giraud - Dernière propriétaire familiale Vend le château à la SNCF en 1947.

Origine et histoire du Château de la Bachasse

Le château de la Bachasse est situé sur les hauteurs de Sainte-Foy-lès-Lyon, face à la rivière Yzeron. Son nom évoque une ancienne mare (ou bachasse) creusée dans la cour de la ferme originelle. Le domaine, mentionné dès le XVIIIe siècle, appartenait en 1732 à Pierre Giry, chevalier et baron de Vaux, puis en 1784 à Antoine Héris, bourgeois lyonnais. Ces terres reflètent l’influence des élites locales liées à l’industrie de la soie, secteur économique majeur de Lyon à cette époque.

Au XIXe siècle, le domaine change de mains à plusieurs reprises dans le milieu des soyeux lyonnais. En 1831, Jean-Baptiste Gerbes de Tours, négociant en soie, acquiert les lieux. Son gendre, Antoine Alexandre Giraud, épouse en 1827 Pauline Gerbes de Tours et décide, vers le milieu du siècle, de construire le château actuel. Les travaux, menés entre 1880 et 1890 par les architectes Turbet et Alexis Tissot, donnent naissance à un édifice rectangulaire flanqué de pavillons carrés, typique de l’architecture éclectique bourgeoise de l’époque.

Le château reste dans la famille Giraud jusqu’en 1947, date à laquelle Noémie Giraud, veuve d’Henri Mathei de Valfons, le vend à la SNCF. En 1986, le domaine (hors château) est confié au comité d’entreprise régional de la SNCF, puis en 1998, la gestion du château est transférée à l’AGEFOREL. Aujourd’hui, le site accueille des événements et une brocante annuelle, tout en restant accessible aux cheminots. Le parc boisé de 8,2 hectares et l’architecture préservée (escalier en fer forgé, façades) témoignent de son passé aristocratique et industriel.

Le château actuel, de style néoclassique, remplace une ancienne maison de maître dont les ruines furent démolies en 1965. Son perron à double volée, ses toitures en ardoise et ses lucarnes illustrent le faste des résidences bourgeoises lyonnaises du XIXe siècle. Certains éléments, comme le portail sur rue et l’escalier, sont protégés au titre des Monuments Historiques depuis 1982.

Le domaine s’inscrit dans l’histoire économique de Lyon, liée à la soie, et dans celle des transformations sociales du XIXe siècle, où la bourgeoisie industrielle marque le paysage par des résidences somptueuses. La SNCF, en devenant propriétaire, a préservé ce patrimoine tout en lui donnant une vocation sociale et événementielle.

Liens externes

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