Première mention écrite 1275 (≈ 1275)
Document attestant l'existence du château médiéval.
XVIIe et XVIIIe siècles
Reconstruction du château
Reconstruction du château XVIIe et XVIIIe siècles (≈ 1850)
Adoption d'un style médiéval rustique.
18 novembre 2002
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 18 novembre 2002 (≈ 2002)
Protection totale du château et décors.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château en totalité, y compris ses décors intérieurs : cuisines, escalier, cabinet voûté orné de scènes peintes, grande salle, salon, chambres avec leurs cheminées à trumeaux, alcôves et plafond peint, ainsi que les communs et le jardin clos (cad. A 51 à 54) : inscription par arrêté du 18 novembre 2002
Personnages clés
Odilon de Mercoeur - Évêque de Mende
Initiateur de la fortification au XIIIe.
Aldebert de Peyre - Seigneur local
Mentionné dans un échange en 1301.
Béraud X de Mercoeur - Seigneur féodal
Impliqué dans un échange en 1301.
Origine et histoire
Le château de la Beaume, mentionné pour la première fois en 1275, s’inscrit dans une politique de fortification menée par Odilon de Mercoeur, évêque de Mende, pour protéger la route vers Saint-Jacques-de-Compostelle et les terres épiscopales. À l’origine, il avait une double fonction défensive et de surveillance, comme en témoignent les vestiges d’un chemin de ronde. Construit en granit, il pouvait abriter une centaine de personnes, reflétant son importance stratégique au Moyen Âge.
Au XVIIe et XVIIIe siècles, le château est entièrement reconstruit dans un style médiéval rustique, tout en intégrant des éléments décoratifs raffinés. L’encadrement sculpté de la porte d’entrée en est l’exemple le plus marquant. À l’intérieur, les décors des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles – enduits, boiseries et plafonds peints – illustrent le faste des résidences nobles du Velay, valant au château son surnom de 'Petit Versailles du Gévaudan'.
Le château, toujours privé, est ouvert au public depuis plusieurs décennies et attire jusqu’à 8 000 visiteurs annuels. Les espaces accessibles incluent les extérieurs, le rez-de-chaussée avec sa cuisine et son potager, ainsi que la chapelle ornée de fresques. Depuis 2002, il est inscrit à l’inventaire des monuments historiques, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale exceptionnelle. Les actuels propriétaires, les époux Payen de la Garanderie, mènent des travaux de restauration pour préserver ce patrimoine.
Les éléments protégés par l’arrêté de 2002 couvrent l’intégralité du château, y compris ses décors intérieurs (cuisines, escalier, salle voûtée peinte, chambres avec cheminées et alcôves), ainsi que les communs et le jardin clos. Cette protection souligne l’importance artistique et historique du site, tant pour son architecture que pour ses aménagements intérieurs caractéristiques de l’aristocratie locale.