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Château de la Bossivière en Mayenne

Mayenne

Château de la Bossivière


    Argenton-Notre-Dame

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
…
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction du logis
1740
Résidence de Françoise de Bonneau
22 novembre 1793
Arrestation des femmes Rallier
1er février 1794
Exécution de Mme Déan et sa fille
31 mars 1794
Condamnation évitée des sœurs
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Françoise de Bonneau - Veuve de Thomas Rallier Résidait à la Bossivière vers 1740.
Louise-Olympe Rallier de la Tertinière - Épouse de René-Emery Déan Refuge pour prêtres pendant la Terreur.
Mme Déan (Louise-Olympe) - Propriétaire pendant la Révolution Fusillée en 1794 avec sa fille.
Pierre Maline - Curé de Ménil Refugié à la Bossivière pendant la Terreur.
Françoise-Olympe Déan - Fille de Louise-Olympe Fonda une école de charité à Angers.

Origine et histoire

Le château de la Bossivière, situé à Argenton-Notre-Dame (Mayenne), était un ancien domaine noble construit en tuffeau. Il comportait un logis seigneurial du XIIIe siècle, avec une aile flanquée d’une tour hexagonale à base, devenue carrée à l’étage grâce à des encorbellements. Les fenêtres, ornées de sculptures Renaissance, et les cheminées décorées (sans armoiries) témoignaient de son prestige passé. Le temps et les intempéries ont réduit le château en ruines, dont les pierres servirent à ériger un sanctuaire voisin.

Vers 1740, Françoise de Bonneau, veuve de Thomas Rallier, prévôt de la maréchaussée, résidait à la Bossivière. Pendant la Terreur, le domaine devint un refuge pour les prêtres réfractaires, dont Pierre Maline, curé de Ménil. Louise-Olympe Rallier de la Tertinière, épouse de René-Emery Déan, y vivait avec ses trois filles et sa mère. Leur engagement leur coûta cher : trahies en 1793, elles furent arrêtées avec un vicaire, condamné à mort en janvier 1794.

Mme Déan et sa fille aînée, Catherine-Madeleine, furent fusillées au Champ-des-Martyrs d’Angers le 1er février 1794. Les deux autres sœurs, condamnées à la guillotine en mars 1794, échappèrent à la mort grâce à la dissolution du tribunal révolutionnaire. Après leur libération, Françoise-Olympe fonda une école de charité à Angers, tandis que Louise-Aimée épousa un chevalier de Saint-Louis. Un monument près de la route de Coudray commémore aujourd’hui leur sacrifice et l’ancien château.

Liens externes

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