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Château de La Devie dans le Lot

Lot

Château de La Devie


    Belmontet

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
…
1800
1900
2000
1444
Concession à Pierre Solacroup
1459
Testament de Pierre Solacroup
début XVIIIe siècle
Alliance avec les Foissac
1861
Extinction des Solacroup
1936
Achat par la famille actuelle
11 octobre 1996
Inscription aux monuments historiques
2019
Rachat et rénovation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre Solacroup - Premier propriétaire laboureur Reçut La Devie en 1444.
Guillaume de Luzech - Seigneur concédant Céda le domaine en 1444.
Jean Solacroup - Ancêtre allié aux Foissac Mariage stratégique au XVIIIe siècle.
Marie-Jeanne-Paule Solacroup - Dernière héritière Solacroup Apporta La Devie en dot.
Charles de Testas de Folmont - Époux de Marie-Jeanne-Paule Député du Lot (1827–1828).
Dieudonné de Testas de Folmont - Rénovateur du XIXe siècle Ajouta tour-pigeonnier et annexes.

Origine et histoire

Le château de La Devie, aussi appelé Ladevie, est une ancienne demeure agricole située à Belmontet, dans le Lot. Après la guerre de Cent Ans, le domaine fut concédé en 1444 par Guillaume de Luzech à Pierre Solacroup, un laboureur originaire du Rouergue. Ce dernier, issu d’une famille de cultivateurs, s’installa sur ces terres ravagées par la guerre pour les remettre en valeur. La tradition locale évoque un ancien repaire épiscopal détruit pendant le conflit, dont des vestiges médiévaux subsistent dans les dépendances.

La famille Solacroup prospéra et s’éleva socialement grâce à des alliances matrimoniales. Au XVIIIe siècle, Jean Solacroup maria sa fille Françoise à l’héritier des Foissac, renforçant le prestige de la lignée. Sous la Restauration, Marie-Jeanne-Paule Solacroup épousa Charles de Testas de Folmont, lui apportant La Devie en dot. Leur fils, Dieudonné de Testas de Folmont (1829–1882), modernisa le château au XIXe siècle en ajoutant une tour-pigeonnier, des annexes et un mur d’enceinte.

Le domaine resta dans la famille Solacroup jusqu’à l’extinction de sa branche aînée en 1861. Après plusieurs changements de propriétaires, il fut acquis en 1936 par la famille actuelle. Inscrit aux monuments historiques en 1996, le château fut racheté en 2019 et fait depuis l’objet de travaux de rénovation. Son plan, avec une cour fermée et des trous de tir, conserve un caractère défensif hérité de son passé médiéval.

Les bâtiments, à vocation domestique et agricole, abritaient autrefois un four, des logements, une écurie et deux pigeonniers. La décoration intérieure, remaniée au XIXe siècle, conserve quelques portes du XVIIIe siècle. Des souterrains et des vestiges médiévaux dans les élévations est témoignent de son histoire ancienne, liée à la reconstruction post-guerre de Cent Ans et à l’ascension sociale d’une famille de laboureurs.

Liens externes

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