Château de la Jaubertie à Colombier en Dordogne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de la Jaubertie

  • N21
  • 24560 Colombier
Crédit photo : Natureln - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
XIXe siècle
Changement de propriétaires
4e quart XVIIIe siècle
Construction style Directoire
1973
Acquisition par la famille Ryman
XXe siècle
Restauration et incendie
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures du château, ainsi que les pavillons, les pigeonniers (cad. B 479) et le puits (cad. B 492) : inscription par arrêté du 12 juillet 2004

Personnages clés

Henri IV Propriétaire du domaine au XVIe siècle, il en aurait fait cadeau à Gabrielle d'Estrées.
Gabrielle d'Estrées Favorite d'Henri IV, elle aurait reçu le domaine en cadeau.
Charles d'Estutt de Solminihac Seigneur de la Boissière et propriétaire du château au début du XVIIe siècle.
Léon Beylet Médecin favori de Marie-Antoinette, il achève la construction du château dans le style Directoire.
Laurent Charrier Artiste bergeracois ayant réalisé des peintures en trompe-l'œil en 1923.

Origine et histoire du Château de la Jaubertie

Le château de la Jaubertie se situe sur la commune de Colombier, en Dordogne (Nouvelle-Aquitaine), à quelques kilomètres au sud de Monbazillac. Tel qu'on le connaît aujourd'hui, il date du XVIIIe siècle et a été remanié aux XIXe et XXe siècles. Des vestiges montrent qu'un campement occupait une partie de la propriété durant la période néolithique (-400 avant J.-C.). Au XIIe siècle, le lieu est mentionné comme un petit fief, puis, au XVIe siècle, il devient une propriété de chasse d'Henri IV, qui en aurait fait cadeau à Gabrielle d'Estrées. Au début du XVIIe siècle, le château appartient à Charles d'Estutt de Solminihac, seigneur de la Boissière, le plus lointain propriétaire connu. De 1701 à 1772, la famille de Saint-Ours occupe les lieux. Pendant la Révolution française, le docteur Léon Beylet, réputé être le médecin favori de la reine Marie-Antoinette, est propriétaire ; il achève la construction du château dans le style Directoire pour sa maîtresse, une danseuse reconnue. La famille de Calbiac acquiert le domaine en 1822 et s'en sépare en 1886. L'architecture évolue entre la fin du XVIIIe et le début du XXe siècle, notamment lorsque les pavillons adjacents sont séparés du corps principal. À la suite d'un incendie en 1916, le fronton du bâtiment est reconstruit tel qu'il est aujourd'hui. Depuis 1973, la propriété appartient successivement à des membres de la famille Ryman, qui en ont fait l'un des domaines viticoles les plus renommés de la région.

Le château est précédé au sud d'un parc fermé par une grille et d'anciens bâtiments de communs. Le logis principal est un édifice rectangulaire à deux étages, flanqué de deux pavillons hexagonaux de plain-pied accolés aux façades latérales ; deux autres pavillons se dressent à quelque distance de ces façades. La façade principale, côté sud, présente un décor de bas-reliefs en gypseries aujourd'hui en très mauvais état. L'intérieur conserve une riche décoration : la cage d'escalier a été ornée en 1923 de peintures en trompe-l'œil de style néo-antiquisant par l'artiste bergeracois Laurent Charrier, et les plafonds du grand salon et d'une chambre contiguë sont décorés de peintures à thèmes mythologiques.

Les façades et toitures du château, ainsi que le pavillon, les pigeonniers et le puits, sont inscrits aux monuments historiques par arrêté du 12 juillet 2004.

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