Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, escalier à vis de la tour octogonale et six cheminées anciennes : une dans la salle à manger et dans le grand salon au premier étage, une au deuxième étage, deux au troisième étage, une au quatrième étage (cad. B 20) : inscription par arrêté du 28 décembre 1978
Personnages clés
Famille Walsh de Serrant - Propriétaire associé
Lien avec l’hippodrome voisin mentionné.
Origine et histoire
Le château de la Maroutière, situé à Saint-Fort (aujourd’hui intégré à Château-Gontier-sur-Mayenne), est un petit manoir du XIIIe siècle, réaménagé au XVe siècle. Entouré de douves, il conserve une tourelle octogonale et des fenêtres ornementées de cette époque. Le domaine, anciennement seigneurie dépendant de la baronnie de Saint-Jean de Château-Gontier, fut érigé en châtellenie après l’annexion de fiefs voisins comme Loigné ou Bozeille-Maroutière.
Au XIXe siècle, le château est mentionné sous divers noms (La Maroustière, La Marhoutière) dans des archives et cartes, reflétant son importance locale. Partiellement inscrit aux Monuments Historiques en 1978, sa protection couvre les façades, toitures, un escalier à vis en pierre de tuffeau et six cheminées anciennes réparties sur quatre étages. Ces éléments, ainsi que des lucarnes et des vestiges de douves, témoignent de son évolution architecturale.
Proche de l’hippodrome de Château-Gontier, le château a été associé à la famille Walsh de Serrant, bien que les sources ne précisent pas la nature exacte de ce lien. Les archives départementales de la Mayenne et nationales conservent des actes (titres de Saint-Just, registres paroissiaux) attestant de son histoire seigneuriale, tandis que sa restauration au XIXe siècle lui a conféré son aspect actuel, préservé jusqu’au XXIe siècle.
Le site combine ainsi des traces médiévales (tourelle, douves) et des ajouts postérieurs, illustrant les transformations d’une seigneurie rurale en un domaine patrimonial. Son inscription au titre des Monuments Historiques souligne la valeur de ses éléments architecturaux, notamment l’escalier en tuffeau et les cheminées, symboles de son prestige passé.