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Château de la Pachevie à Rouffiac dans le Cantal

Cantal

Château de la Pachevie

    3 La Pachevie
    15150 Rouffiac

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1700
1800
1900
2000
1379
Première mention du fief
début XVIIe siècle
Construction de la chapelle
XVIIIe siècle
Incendie du donjon
début XIXe siècle (Restauration)
Transformation du salon
15 janvier 1990
Inscription MH partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château, y compris l'aile Ouest des communs en retour d'équerre sur la cour et les trois tours rondes ; mur de clôture de la cour avec son portail et le puits ; éléments intérieurs suivants : salon du rez-de-chaussée avec ses boiseries et sonpapier peint Directoire, chapelle avec ses peintures murales au rez-de-chaussée de la tour Sud-Est et salle des Gardes au premier étage de cette même tour (cad. A 846) : inscription par arrêté du 15 janvier 1990

Personnages clés

Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources Les archives ne mentionnent pas de propriétaires.

Origine et histoire

Le château de la Pachevie, mentionné dès 1379 comme fief médiéval, présente une structure originelle des XIVe–XVe siècles, caractéristique des manoirs cantaliens. Son donjon, initialement entouré d’une enceinte fortifiée avec trois tours, illustre l’architecture défensive de l’époque. La chapelle, ajoutée au début du XVIIe siècle, fut ornée de peintures murales, reflétant l’influence religieuse et artistique de la Contre-Réforme dans la région.

Un incendie au XVIIIe siècle ravage partiellement le donjon, détruisant sa tourelle d’escalier circulaire et ses mâchicoulis. Les reconstructions qui suivirent – avant-corps central, percements et boiseries intérieures – modernisent le corps de logis tout en conservant des matériaux locaux comme la pierre volcanique. Sous la Restauration (début XIXe), une chambre dite de Madame est transformée en salon de compagnie, doté d’un papier peint Directoire, témoignant de l’adaptation des élites provinciales aux codes parisiens.

Classé partiellement aux Monuments Historiques en 1990, le château protège ses façades, toitures, trois tours rondes, ainsi que des éléments intérieurs remarquables : le salon avec ses boiseries, la chapelle peinte et la salle des Gardes. Ces protections soulignent la valeur patrimoniale d’un édifice mêlant héritage médiéval, embellissements classiques et traces de la vie aristocratique sous l’Ancien Régime et la Restauration.

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