Construction initiale 1233–1235 (≈ 1234)
Donjon quadrangulaire ordonné par Raimond-Bérenger V.
1388
Dédition de Nice
Dédition de Nice 1388 (≈ 1388)
Guillaumes reste fidèle à la Provence.
XIVe siècle
Extensions médiévales
Extensions médiévales XIVe siècle (≈ 1450)
Ajout d’un logis et d’une tour circulaire.
1481
Rattachement à la France
Rattachement à la France 1481 (≈ 1481)
Guillaumes devient enclave française en territoire savoyard.
1693–1700
Renforts de Vauban
Renforts de Vauban 1693–1700 (≈ 1697)
Ajout d’un « cornichon » et bastions.
1760
Démantèlement partiel
Démantèlement partiel 1760 (≈ 1760)
Destruction des ajouts de Vauban après le traité de Turin.
1931
Classement monument historique
Classement monument historique 1931 (≈ 1931)
Protection des ruines et parcelles avoisinantes.
2019–2025
Restauration majeure
Restauration majeure 2019–2025 (≈ 2022)
Consolidation de la tour et restitution du toit.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Raimond-Bérenger V - Comte de Provence
Commanditaire du donjon initial (1233–1235).
Vauban - Ingénieur militaire
Renforce le château (1693–1700).
Origine et histoire
Le château de Guillaumes, dit « château de la Reine Jeanne », est un édifice militaire construit entre 1233 et 1235 sur ordre du comte de Provence Raimond-Bérenger V. À l’origine, il se compose d’un donjon quadrangulaire, complété au XIVe siècle par un logis central et une tour circulaire. Après la Dédition de Nice à la Savoie en 1388, Guillaumes reste fidèle à la Provence, devenant une enclave française stratégique après le rattachement de la Provence à la France en 1481.
Au XVIe siècle, le château, en état de délabrement, est restauré à plusieurs reprises par les habitants, bien qu’il soit une place royale. Entre 1693 et 1700, Vauban renforce ses défenses en ajoutant un bâtiment bas avec deux bastions, un « cornichon », tout en conservant le logis central malgré son inadaptation aux guerres modernes. En 1734, des ingénieurs militaires le jugent inattaquable, capable d’abriter 400 soldats dans des casernes à l’épreuve des bombes.
En 1760, après le traité de Turin, Guillaumes est cédée au roi de Piémont-Sardaigne. Le château est partiellement démantelé, notamment les ajouts de Vauban, malgré la révolte des habitants. Le donjon s’effondre progressivement entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle. Classé parmi les monuments historiques en 1931, il bénéficie de restaurations associatives vers 1990, puis d’un vaste programme de consolidation entre 2019 et 2025, incluant la restitution du toit de la tour circulaire.
Une application en réalité augmentée permet aujourd’hui de visualiser le château avant sa destruction partielle en 1760. Huit points géolocalisés offrent une reconstitution à 360° du site et du village, accessible via smartphone ou tablettes fournies par l’office de tourisme. Ce projet s’inscrit dans une démarche de valorisation du patrimoine local, soutenu par des financements publics et privés, dont le Loto du patrimoine.
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