Construction du château 4e quart XVIe siècle - 1er quart XVIIe siècle (≈ 1687)
Donjon et corps de bâtiment édifiés.
XIXe siècle
Modifications architecturales
Modifications architecturales XIXe siècle (≈ 1865)
Déplacement des communs et ajout d’une tour.
16 octobre 1961
Classement MH
Classement MH 16 octobre 1961 (≈ 1961)
Inscription à l’inventaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de l'ensemble des bâtiments du château lui-même ; ancienne tour transformée en chapelle ; douves, y compris le pont donnant accès au donjon (cad. B 64, 65) : inscription par arrêté du 16 octobre 1961
Personnages clés
Nicolas de Harlay de Sancy - Commanditaire et propriétaire
Grand dignitaire sous Henri III et Henri IV.
Origine et histoire
Le château de la Rivière est un édifice du 4e quart du XVIe siècle et du 1er quart du XVIIe siècle, situé à Châtenoy, dans le département du Loiret (région Centre-Val de Loire). Il fut bâti sur l’emplacement présumé d’un ancien château médiéval, probablement détruit pendant la guerre de Cent Ans. L’initiative de sa construction revient à Nicolas de Harlay de Sancy (1546-1629), grand dignitaire des cours d’Henri III et Henri IV, qui en fit sa résidence.
Le château se compose d’un donjon carré de deux étages, daté de la fin du XVIe siècle, et d’un corps de bâtiment accolé en équerre, ajouté au début du XVIIe siècle. L’ensemble est entouré de douves formant un canal rectangulaire, et accessible par un pont de pierre remplaçant un ancien pont-levis. Les façades en briques roses, caractéristiques de l’architecture locale, contrastent avec les deux tours en poivrière flanquant le donjon. À l’origine, les communs occupaient le côté nord de la cour, mais furent déplacés au XIXe siècle au-delà des douves, près des écuries et du colombier.
Classé à l’inventaire des monuments historiques depuis le 16 octobre 1961, le château comprend 15 pièces principales et conserve des éléments protégés, comme les façades, les toitures, la chapelle (ancienne tour transformée) et les douves. Son accès se fait par une allée d’arbres menant à la façade, dans un cadre boisé proche de la forêt d’Orléans. Le site, situé à 120 mètres d’altitude, est traversé par le cours de l’Huillard, un affluent local.
Au XIXe siècle, une tour carrée crénelée fut ajoutée à la façade sud du donjon, modifiant partiellement son apparence d’origine. Le château, bien que partiellement ouvert à des usages contemporains (visites, locations), reste un témoignage architectural des transitions entre Renaissance et période classique, marqué par l’influence de son commanditaire, figure majeure de la diplomatie française de l’époque.
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