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Château de la Sicorie en Mayenne

Mayenne

Château de la Sicorie

    791 La Sicorie
    53240 Saint-Germain-le-Guillaume

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1453
Première mention du fief
1634
Naissance d'un fils de Guillaume Chouet
XVe-XVIe siècle
Construction du manoir initial
1897
Achat par Roger Lambelin
1900
Fin des travaux de restauration
1912
Création des vitraux de la chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Guillaume Chouet - Trésorier de France et maire de Tours Père d’un enfant né à la Sicorie en 1634.
Famille Lefebvre de la Faluère - Propriétaires et parlementaires Possédèrent le château aux XVIIe-XVIIIe siècles.
Roger Lambelin - Propriétaire et restaurateur Transforma le château en style néo-gothique (1897-1900).
Louis Guerrier - Architecte des restaurations Dirigea les travaux néo-gothiques vers 1900.
Louis Moriceau - Peintre décorateur Réalisa les peintures murales de la chapelle.
Auguste Alleaume - Maître-verrier Créa les vitraux de la chapelle en 1912.

Origine et histoire

Le château de la Sicorie, aussi appelé château de la Cicorie, est un édifice du XIXe siècle situé à 2 km au nord-ouest de Saint-Germain-le-Guillaume, en bordure du ruisseau de la Cicorie. Bien que sa structure actuelle date majoritairement du XIXe siècle, son origine remonte à un manoir seigneurial du XVe ou XVIe siècle, comme en témoignent les fenêtres conservées de la travée nord. Ce domaine était un fief relevant de Mayenne et de Ménil-Barré, doté de droits de haute justice dès 1453. À cette époque, il comprenait une maison seigneuriale entourée de murailles, des métairies, un étang, un moulin, et des droits d’usage dans la forêt de Mayenne.

Au fil des siècles, le château a changé de mains entre plusieurs familles influentes. Les Vaux en furent propriétaires avant qu’il ne passe, au XVIIe siècle, à la famille Lefebvre de la Faluère, dont plusieurs membres occupèrent des postes au Parlement de Bretagne et de France. En 1634, un fils de Guillaume Chouet, trésorier de France et maire de Tours, naît sur le domaine. En 1897, le château est acquis par Roger Lambelin, qui entreprend d’importants travaux de restauration dans un style néo-gothique, sous la direction de l’architecte Louis Guerrier. Ces transformations, achevées vers 1900, modifient radicalement son apparence, incluant la construction d’un cabinet de travail isolé et la rénovation de la chapelle.

La chapelle Saint-Louis, initialement ancienne et desservie dans l’église locale, est entièrement remaniée par Roger Lambelin. Elle est redédiée à sainte Anne et ornée de peintures murales réalisées par Louis Moriceau, représentant des fleurs de lys dorées et des motifs végétaux. Les vitraux, créés en 1912 par Auguste Alleaume, illustrent des saints de lignée royale dans un style marqué par des bordures fleuries. Ces éléments artistiques reflètent le goût de l’époque pour un style néo-gothique inspiré de la monarchie française.

Le domaine de la Sicorie, mentionné sous diverses orthographes au fil des siècles (La Sicourie en 1453, La Cicorye en 1669), incarne l’évolution architecturale et sociale d’un fief médiéval en résidence aristocratique, puis en propriété bourgeoise. Les archives mentionnent son rôle dans la vie locale, notamment à travers les droits seigneuriaux et les alliances familiales qui ont marqué son histoire, comme celles avec les Lefebvre de la Faluère, établis en Mayenne et en Bretagne.

Les sources historiques, notamment les travaux de l’abbé Angot et les archives départementales, soulignent l’importance de ce château comme témoin des transformations architecturales et sociales, depuis le Moyen Âge jusqu’à la fin du XIXe siècle. Son histoire reflète aussi les dynamiques économiques et politiques de la région, où des familles comme les Lefebvre de la Faluère ont joué un rôle dans l’administration royale et locale.

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